
« Elle meurt et je me réveille, bourrée de remords, car je l’ai privée de cette vie. »

En octobre dernier, Dustin Weaver nous a fait voyager à travers les époques avec sa BD 1949, parue chez les Editions Delcourt.
1949, l’inspectrice Blank est sans doute la plus grande enquêtrice criminelle au monde. Le monde sombre et rempli de dangers dans lequel elle évolue est bien loin de la vie qu’elle menait, jeune fille, dans la campagne panaméenne.
Comment est-elle devenue cette personne ? Elle l’ignore, mais cela pourrait avoir un lien avec ses rêves. Car chaque nuit, l’inspectrice Blank est plongée dans une vie totalement différente, une autre version d’elle-même…200 ans dans le futur !
Sur la piste d’un tueur impitoyable qui laisse ses victimes couvertes d’un étrange liquide gris, Blank fait face à son ennemi le plus insaisissable à ce jour. Parviendra-t-elle à percer le mystère de ses rêves à temps pour l’empêcher de tuer à nouveau ?Delcourt
À la croisée des genres…
Revenons-en un peu à l’auteur : avant de dessiner ses propres oeuvres, Dustin Weaver a dessiné pour les plus grands comics. Si vous avez un jour lu Star Wars, Avengers, X-Men ou même King Kong, vous êtes surement tombés nez à nez avec la patte de cet artiste.

Vous l’aurez compris, on se retrouve donc face à un artiste aux traits bruts qui excelle tout autant avec les couleurs qu’avec les ombres. Habitué de la science-fiction, il décide de nous emmener dans son univers intérieur avec 1949. Un mélange entre thriller en noir et blanc… et univers cyberpunk coloré. Passer de l’un à l’autre donne cette impression d’imprévisibilité.
D’un côté, on est plongés dans une enquête criminelle sombre et stressante. Le plan du réveil et du téléphone qui sonne revient très souvent, appuyant sur le fait que les premières heures après un meurtre sont décisives. Les dessins sont mouvementés : éclaboussures de sang, porte qui claque, démarrage en trombe. On sent une réelle urgence.

… et quête d’identité ?
Dans une vie où Blank alterne entre deux mondes, qui est-elle vraiment ? L’inspectrice de 1949 ou une intelligence artificielle qui résout des enquêtes historiquement passées ? Ne peut-elle pas être les deux ? Le plus important est qui nous choisissons d’être.
1949 a beaucoup fait débat concernant sa fin ouverte, car oui, il n’y aura pas de suite et le mystère paraît incomplet. Dustin Weaver ne répond pas à toutes nos interrogations dans son oeuvre, il le dit lui-même lors d’une interview : “ J’aime les histoires qui t’attirent, qui ne te livrent pas tout, et qui te récompensent quand tu les relis. “

1949 est une BD à ne pas lire qu’une fois. Plus on s’imprègne de l’histoire, plus on en comprend les rouages. On peut se demander si une œuvre est bonne malgré le fait qu’elle soit inachevée. Eh bien oui, la construction de l’univers et la complexité d’une intrigue n’ont pas besoin d’être parfaites pour exister et transmettre les messages voulus. Dustin Weaver a été honnête envers ses lecteurs mais également envers lui-même dans sa qualité d’auteur. Il divertit en essayant de créer.


En tant qu’autrice, il est rassurant de lire des projets travaillés mais pas figés comme 1949. Il m’a fallu trois lectures pour en saisir le sens, et je pense la relire encore et encore. Le fait de laisser une porte ouverte promets une bonne séance d’imagination une fois la BD refermée.
Foncez pour une bonne dose de questionnement intérieur accompagnée d’actions et de créativité.
Un peu de simplicité et de tendresse après tout ça ? Le vieil homme et son chat est fait pour vous ➡️
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Passionnée de lecture depuis petite et écrivaine en herbe de fantasy médiévale, j’adore partager mes découvertes, romans comme mangas !
