Divine Traitors Tome 1 : So Let Them Burn

Divine Traitors Tome 1 : So Let Them Burn

Publié aux éditions Hachette le 21 février 2024, le premier tome de la saga Divine Traitors de Kamilah Cole s’offre deux formats exceptionnels :

  • un magnifique format relié tout en sobriété et en élégance, au jaspage flamboyant
  • un tome broché plus modeste, mais dont la sublime couverture rose pétant risque de faire chavirer des cœurs.

So Let Them Burn est le premier tome de ce qui semble, pour l’instant, être une duologie. L’histoire nous plonge cinq ans après la fin de la guerre entre Langley et les San Irie. Une paix fragile règne entre les deux nations qui ont subi de lourdes pertes…

Le roman se concentre sur Faron et Elara Vincent, deux sœurs au destin de guerrières qui vont tout mettre en œuvre pour se protéger mutuellement, quitte à mettre le feu au continent entier.

Faron Vincent est capable d’invoquer le pouvoir des dieux. Cinq ans plus tôt, sa magie divine lui a permis de libérer son île de l’ennemi –  l’empire de Langley et ses impitoyables dragons. À dix-sept ans, Faron est une légende pour son peuple et une nuisance pour les royaumes voisins.
Toute puissante, la jeune femme pensait n’avoir plus aucune guerre à mener. Jusqu’à ce qu’elle découvre, lors d’un sommet international pour la paix, que sa sœur aînée, Elara, noue un lien sans précédent avec un dragon ennemi. Les dieux se montrent formels  : pour briser ce lien, Faron devra tuer Elara…

Hachette

Une narration originale : commencer après la guerre

Le roman s’ouvre cinq ans après une guerre sanguinaire. Ce choix peut, au premier abord, être perturbant et une zone de flou plane tout au long de la lecture. Cependant, ce choix narratif apporte une réflexion intéressante sur l’après, sur les conséquences du conflit et sur les traumatismes qui en découlent.

Au travers de fragments de souvenirs et de dialogues parfois douloureux, nous entrevoyons la souffrance et les peurs qui subsistent longtemps après un événement traumatisant.

On découvre aussi le sort des héros une fois que leur rôle est accompli. Faron, Infante Empyréenne et héroïne de guerre, possède toujours les pouvoirs des dieux. Sa mission accomplie, elle se sert de ses dons de manière banale comme pour gagner une course contre un camarade.

Cette originalité scénaristique nous offre une vision intéressante du destin des personnages une fois que le conflit semble terminé.

Deux sœurs : deux trajectoires opposées

L’alternance des chapitres entre les deux sœurs Vincent apporte un double point de vue bienvenu. D’une part, nous suivons Faron, héroïne de guerre choisie par les dieux alors qu’elle n’avait que douze ans. De l’autre, nous découvrons Elara, une jeune femme qui a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur.

So Let Them Burn met en scène deux héroïnes, deux femmes aux pouvoirs et aux motivations opposées. Si Faron ne rêve que d’une jeunesse normale, loin des combats, elle demeure l’élue des dieux et doit porter ce fardeau. Entre réunions royales, démonstrations de ses pouvoirs et comptes à rendre aux dieux, elle grappille des morceaux de liberté en enfreignant les règles. Au fil de l’histoire, elle va être confrontée à ses plus grandes peurs et devoir faire des choix qui feront basculer l’avenir du monde. Écoutera-t-elle cette voix amicale qui lui minaude à l’oreille ou suivra-t-elle la voix de la raison quitte à perdre sa sœur ?

Le personnage d’Elara est d’autant plus intéressant que c’est une femme tout à fait normale. À la recherche de reconnaissance, elle s’engage dans l’armée, mais un événement inattendu trouble son quotidien. Elle se lie à un dragon. Ce lien hors du commun va la mener à la rencontre de la nation ennemie Langley, et de ses Cavaliers. Arrivera-t-elle à garder foi en son pays alors qu’une autre vérité s’offre à elle ?

So Let Them Burn, c’est l’histoire de deux femmes, de deux devoirs et de deux identités qui se construisent à travers le traumatisme de la guerre.

Un livre dont il me tarde de connaître la suite !

J’ai adoré découvrir l’univers de So Let Them Burn. La diversité du roman est admirable, que ce soit au niveau du choix des couleurs de peau des personnages, de la représentation des différentes orientations sexuelles ou simplement des éléments magiques à la fois originaux et revisités. Le tout, sans lourdeur !

J’ai cependant trouvé ce tome peut-être un peu trop introductif. L’univers est si intéressant qu’il gagnerait à être approfondi, ce que j’espère voir dans le second tome. Quant aux personnages secondaires, je les ai trouvés trop secondaires, mais Elara et Faron m’ont amplement suffi. Personnages attachants et intrigants, j’ai adoré les suivre dans leur périple.

En bref, un premier tome prometteur, idéal pour un public adolescent ! Si vous cherchez une lecture rapide sans prise de tête, des héroïnes faillibles et attachantes, So Let Them Burn est fait pour vous !

Pour voler à dos de dragons, rien de mieux que d’entrer à Basgiath ! Et si Fourth Wing était votre prochaine lecture ?

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