Dragon Quest 1 et 2 remake 2D HD

Dragon Quest 1 et 2 remake 2D HD

Dragon Quest 1 et 2 HD-2D remake est sorti le 30 octobre 2025, sur PC, PlayStation 5, Xbox series, et Nintendo Switch et Switch 2.

Dragon Quest… Ce nom fera vibrer chaque aventurier vidéoludique, ayant eu la chance de poser ses mains sur l’un des nombreux jeux de cette licence culte.

Designée par le regretté et génial Akira Toriyama, cette saga a su s’imposer comme l’un des piliers du J-RPG.

Un régal pour les yeux…

Alors que les joueurs du monde entier ont les yeux rivés sur l’avenir et Dragon Quest XII, Square Enix nous offre un remake somptueux grâce à la HD-2D, technologie mise au point pour leur nouvelle licence Octopath Traveler, et reprise l’année dernière avec le remake de Dragon Quest 3, opus clôturant la « trilogie Eldric ». (Si cela peut paraître surprenant d’un point de vue éditorial, il est à noter que le 3 se déroule chronologiquement avant les deux premiers.)

Cependant, malgré une refonte technique de toute beauté, que peut-on attendre de jeux qui ont près de 40 ans ? Sachant que le premier Dragon Quest est sorti en 1986 et que les RPG ont quand même grandement évolué dans leurs mécaniques.

La lignée Dragon Quest a de plus toujours été très classique (dans le sens noble du terme) dans son gameplay comme son histoire.

Eh bien, disons-le tout net, les quelques doutes que quiconque pourrait nourrir en lançant le jeu sont balayés sitôt les premières minutes d’introduction passées.

Un gameplay repensé

Le travail est tout bonnement fabuleux. J’ai joué à la version Switch 1 du jeu et je n’ose imaginer le rendu sur une console plus puissante, tant le résultat est tout bonnement sublime. Ce double remake met à l’amende tous les jeux en 2D HD l’ayant précédé. De plus, la refonte du gameplay rend le jeu extrêmement agréable à jouer.

En effet, tout a été rendu plus confortable et plus intuitif pour des joueurs de 2025, même habitués à ce type de jeux. Les combats, les déplacements, la gestion de l’inventaire… tout concourt à offrir une expérience des plus rafraîchissantes et des plus plaisantes.

Là où bien des remakes se contentent du minimum syndical (voire moins !) Dragon Quest 1 et 2 ont vraiment mis les petits plats dans les grands. Qui plus est, sans jamais trahir l’essence des jeux originaux ! Cela démontre deux points primordiaux, en plus de l’intégrité artistique : l’amour des jeux originaux et surtout le respect des joueurs.

Ceci étant posé pour la forme, quid du fond ?

En effet, malgré mon discours qui peut sembler dithyrambique, la base d’un J-RPG (du moins ce qui va le distinguer des autres), c’est l’histoire, les personnages et les combats. C’est ce qui va vraiment rendre le jeu mémorable.

Il était une fois…

Comme je l’ai dit précédemment, les combats ont gagné en complexité, ajoutant des mécaniques et des subtilités qui permettent aux jeux de s’adapter aux attentes des joueurs actuels. Les combats au tour par tour n’en deviennent que plus dynamiques. Notamment dans le premier opus, qui propose enfin des combats contre plusieurs adversaires.

Pour ce qui est des personnages et de l’histoire, c’est classique et relativement simple. Dans le un, vous ne contrôlerez qu’un seul personnage, ce qui peut paraître déroutant. Contrairement au deuxième, qui vous mettra à la tête d’une petite équipe.

Mais ! Simple ne veut pas dire simpliste. Les récits, bien que peu complexes, proposent tout de même des subtilités bienvenues. (Je ne veux pas spoiler, mais sachez que les jeux vous réservent quelques belles surprises.)

Et il faut remettre les jeux en perspective de leur époque : ils sont bien plus courts que les jeux sortis après eux. Si certains J-RPG frôlent la centaine d’heures de jeu pour en voir le bout, et peuvent donc se permettre diverses ramifications scénaristiques, ou la multiplication des personnages, Dragon Quest 1 se termine entre 10 et 20 h. Il faut compter à peu près le double pour finir le 2.

L’art de la simplicité

Pour cette durée, les scénarios sont tout à fait adaptés. Ils offrent des histoires certes plus ramassées et concises, sans fioritures, mais suffisamment passionnantes et rafraîchissantes pour donner l’envie d’être suivies. Pour ce qui est des personnages, ils ont tous des personnalités sympathiques et attachantes. Même le héros mutique du premier épisode. Le chara design de Toriyama-sensei joue fatalement avec l’affect du joueur. (D’ailleurs, je ne veux pas m’avancer sur l’implication du maître mangaka dans ces œuvres, mais on retrouve sa patte dans la fausse simplicité qui en découle.)

Bref, ce double remake est un chef-d’œuvre du jeu vidéo et de l’heroic fantasy « à l’ancienne ». Cette édition permet de découvrir (ou de redécouvrir) deux monuments dans le plus bel écrin possible et de compléter avec brio la trilogie Eldric. Un must-have pour tout fan de J-RPG.

Et si vous souhaitiez rester dans la fantasy, pourquoi ne pas tenter Soara et les bâtisseurs fantastiques ?

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