Tsumitsuki, une culpabilité démoniaque !

Des démons du nom de Tsumitsuki utilisent vos émotions comme passage pour prendre le contrôle de votre corps de l’intérieur…

Le monde plonge dans le chaos quand une simple émotion nous enlève toute trace d’humanité et nous fait sombrer dans les ténèbres…

Avant d’entamer l’analyse, commençons par découvrir Tsumitsuki ou encore ツミツキ en version japonaise. Ce one-shot est écrit et dessiné par le mangaka Kiyohara Hiro (Another ou encore Persona 5 – Comic à la carte).

Ce seinen mêle les genres horreur, surnaturel, psychologique, tragique et vie scolaire. En France, il est édité le 25 novembre 2015 aux éditions Pika.

Du côté du Japon, le manga a été prépublié dans les magazines Ace Assault et Young Ace pour finir par être publié par les éditions Kadokawa Shoten. Il est disponible chez eux depuis le 26 septembre 2009.

Depuis le 15 mars 2019, Pika a annoncé l’arrêt de sa commercialisation, mais vous pouvez le retrouver en numérique sur le site de la maison d’édition.

Tourmentés par leur sentiment de culpabilité, des lycéens deviennent les proies rêvées des Tsumitsuki. Petit à petit, ces démons rongent les êtres qu’ils possèdent et les transforment en monstres. Un seul être s’oppose à ces démons, mais ces actes sont-ils aussi désintéressés qu’il y paraît ?

Pika édition

Hinatsu Takada vient fraîchement d’arriver dans une petite ville. Elle fait la connaissance de Shinohara, une jeune femme qui est toujours dans son coin. Takada tente de devenir amie avec cette dernière. Cependant, elle sent que quelque chose cloche et souhaite l’aider, mais Shinohara reste fermée et fuit. Tandis qu’elle se retrouve seule, Takada rencontre un mystérieux garçon.

Alors qu’ils se tiennent devant le temple, cet inconnu commence à lui parler de la légende des Tsumitsukis, des démons qui s’emparent du corps de toute personne qui ressent un minimum de remords et de culpabilité. Ces démons rongeraient l’intérieur de l’organisme jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de son hôte. En écoutant attentivement, Takada ne prend aucunement cette légende au sérieux et s’en va.

Plus les jours passent, plus elle suspecte que sa nouvelle amie subit du harcèlement au sein même du lycée. Désirant l’aider, elle fait une découverte qui pourrait remettre en question sa croyance au sujet des Tsumitsukis…

Kiyohara Hiro réussit avec finesse à nous embarquer dans son monde en créant une fausse légende, les Tsumitsukis. Des démons mangeurs d’âmes qui explorent le regret humain. Au fil de son histoire, nous pouvons apercevoir le même procédé au cours de ses quatre chapitres : une jeune lycéenne innocente croise la route d’un mystérieux garçon, puis son univers change et elle découvre l’existence de ces créatures. Rongée par des remords, elle commence doucement à se transformer en être malfaisant. Pendant ce temps-là, ce garçon du nom de Kuroé poursuit chaque Tsumitsuki avant qu’il ne soit trop tard. Qui est-il vraiment ? Et pourquoi traque-t-il ces êtres ?

Enfin, en dehors de ça, Tsumitsuki ne se résume pas à une simple chasse aux démons. Kiyohara Hiro nous plonge aussi dans des sujets forts, tels que le meurtre, le suicide, la violence, le harcèlement ou encore la dépression…

Cela fait très longtemps qu’il figure sur ma liste de lecture. J’attendais donc le bon moment pour le feuilleter et cet instant est arrivé. C’est la couverture qui m’avait donné envie de l’acheter, en particulier les touches de couleur sombre ainsi que son mystérieux résumé. Je dois dire qu’au niveau graphique, j’aime beaucoup les détails des planches, que ce soit les arrière-plans ou encore les expressions des personnages. L’auteur est excellent pour nous plonger dans l’horreur, mais aussi pour les intrigues dans lesquelles l’on voit apparaître les démons. J’ai vraiment apprécié de suivre les scènes d’affrontement entre notre protagoniste et les Tsumitsukis.

En ce qui concerne nos héros, j’ai davantage été touché par l’histoire de certaines de ces lycéennes, notamment celles de Takada et Makoto. Takada m’a fait de la peine avec sa nouvelle amie et son sentiment de vouloir l’aider à tout prix. Tandis que Makoto, c’est plus son vécu derrière son envie de se venger qui m’a attristé. J’apprécie aussi notre protagoniste masculin : Kuroé. La partie sur son passé mériterait largement un tome rien qu’à lui. Cela aurait été intéressant d’en savoir plus sur cette femme devenue importante pour lui.

Par ailleurs, c’est encore un one-shot où je suis déçue de ne pas avoir plus de volumes. Un ou deux tomes supplémentaires auraient largement suffi, surtout pour explorer les thèmes et l’univers des Tsumitsukis. C’est une histoire à la fois captivante, surnaturelle et angoissante. Je ne connaissais pas du tout l’auteur. Je me plongerai maintenant dans ses autres œuvres, en particulier Another, qui semble très intéressant.

Pour finir, je recommande ce manga à tous les amoureux de l’horreur, mais aussi aux fans du mystère et des démons…

Entre remords et culpabilité, survivrez-vous à la légende des Tsumitsukis ?

• Si vous aimez les histoires de démon, je vous recommande Diablomachia ! •

Ingrid
Ingrid

Jeune autrice en auto-édition de 30 ans. Aimant faire découvrir son monde par l'écriture. Passionnée de lecture (roman, manga, webtoon), de cinéma (aime les films et les séries, en particulier les séries américaines et coréennes). Aime écrire des paroles de chansons et aime écouter de la musique. Aime le dessin et l'art en général...

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