37 seconds – À la recherche de la liberté !

37 seconds – À la recherche de la liberté !

• Et si, en une fraction de seconde, le cours de votre existence changeait pour toujours ? •

Avant d’entamer l’analyse de ce premier tome, commençons par découvrir l’œuvre 37 seconds, ou encore 37セカンズ en version japonaise. Le manga est dessiné par Kurihara Yohei et son origine vient du long métrage du même nom par la réalisatrice, scénariste et productrice Hikari.

Le premier volume de 37 seconds est sorti au Japon le 08 décembre 2022 et la série s’est achevée le 08 octobre 2024, avec un total de trois ouvrages. C’est aux éditions Akata, que le tome 1 est publié en France le 23 octobre 2025, avec un total de 208 pages pour le prix de 8.30 €. Par ailleurs, le manga a été prépublié dans le magazine Kurage Bunch et édité par Shinchosha.

Il appartient à la catégorie seinen et mélange drame, psychologique, tranche de vie, sexe et handicap. .

Yuma rêve de devenir mangaka. Mais parce qu’elle vit en fauteuil roulant, sa mère prend toutes les décisions à sa place. Pire encore, son amie d’enfance l’exploite en la faisant dessiner un manga pour elle. Alors un jour, épuisée par les abus qu’elle subit quotidiennement, elle décide de prendre  son courage à deux mains et de postuler à un magazine de prépublication de mangas érotiques… Sa rencontre avec la rédactrice  en chef de ce dernier va créer en elle un électrochoc : pour dessiner des œuvres intéressantes, elle devra d’abord avoir plus d’expérience… à tous les niveaux !  Commence alors pour la jeune fille une quête de liberté qui l’emmènera bien plus loin qu’elle aurait pu l’imaginer.

Adapté du prestigieux film de Hikari, 37 Seconds trace avec force et sensibilité le parcours d’une jeune fille vivant avec une paralysie cérébrale, et qui petit à petit, revendiquera son droit à vivre comme elle l’entend.

Akata

Yohei Kurihara est une mangaka et dessinatrice japonaise.

À part 37 seconds, sorti en 2022 au Japon, Yohei Kurihara est célèbre pour son ouvrage Because You and I Are Animals ─ The Forest of Adultery (2025) qui est l’œuvre originale de Satoshi Miyagawa.

Hikari est une scénariste, réalisatrice, actrice et productrice japonaise.

De son véritable nom, Mitsuyo Miyazaki, elle a notamment interprété une touriste japonaise pour le film Live ! en 2009.

C’est en 2020 qu’elle se fait véritablement connaître grâce au long métrage 37 Seconds, dans lequel elle montre ses talents.

Elle remet sa casquette de réalisatrice pour les épisodes 4 et 5 de la série américano-japonaise Tokyo Vice, diffusée entre le 7 avril 2022 et le 28 avril 2022.

Hikari a aussi réalisé et scénarisé plusieurs films et séries. Son dernier long métrage, remontant à 2025, Rental Family – Dans la vie des autres sortira dans les salles françaises le 4 février 2026.

Pour commencer, le film du même nom 37 seconds fut diffusé le 7 février 2020 au Japon. En France, il est disponible en streaming sur Netflix.

Par la suite, un long métrage a été réalisé, scripté et produit par Hikari, et son assistant-réalisateur Kohei Ninomiya. À la composition musicale, nous retrouvons Aska Matsumiya et pour ce qui est du directeur de la photographie, c’est Tomoo Ezaki.

Pour finir, côté casting, les acteurs principaux sont : Kayama Mei qui incarne Takada Yuma, tandis que Kanno Misuzu prête ses traits à Takada KyokoDaito Shunsuke interprète Toshiya et Hagiwara Minori joue le rôle de Sayaka. Pour finir, Itaya Yuka incarne le personnage de Fujimoto.

Dans la version écrite, nous suivons Yuma Takada, une jeune femme de vingt-trois ans, dont le monde entier a basculé en l’espace d’une seconde. Alors qu’elle est née avec une paralysie cérébrale, cette dernière doit vivre toute sa vie en fauteuil roulant.

Évoluant dans un monde où avoir un handicap est plus que compliqué, Yuma doit vivre avec cette incapacité tout en espérant réaliser son rêve. En effet, celle-ci aspire avant tout à devenir mangaka. Encouragée par son père depuis qu’elle est enfant, elle se raccroche à ce bout de son passé pour tenter d’avancer.

Ce qui n’est pas chose facile quand on a une mère qui prend toutes les décisions à sa place, la croyant incapable de faire les choses comme tout le monde. Elle devient l’assistante de sa meilleure amie, qui fait croire aux autres que le travail de Yuma est le sien.

Cependant, son univers va être bouleversé quand elle décidera de poser sa candidature pour un magazine de manga érotique. C’est alors que l’aventure de Yuma peut enfin commencer…

Au fil des pages, nous découvrons divers protagonistes. Qu’on les affectionne ou qu’on les méprise, ces derniers font partie du cercle proche de Yuma.

Pour débuter, nous avons Yuma Takada, une jeune fille rêveuse qui souhaite devenir mangaka. Elle va tout faire pour que ses espoirs s’accomplissent, tout en apprenant à renouer avec son existence, malgré son handicap. Ensuite, nous avons sa mère, toujours présente dans sa vie, parfois même un peu trop. Puis, nous avons le personnage de Sayaka, meilleure amie de notre héroïne. Celle-ci se fait passer pour la créatrice du manga de Yuma, suite à une décision prise quand elles étaient enfants.

Enfin, au cours de sa quête d’émancipation, Yuma fera la rencontre de diverses personnalités au fur et à mesure des chapitres. Chacun lui apprendra une leçon de vie et surtout de l’expérience. Je vous laisse le soin de le découvrir en lisant ce premier volume.

Si je devais décrire cette œuvre en une phrase, je dirais qu’il s’agit d’un manga aux multiples messages qui donne envie d’en savoir davantage. L’univers de 37 seconds nous immerge avant tout dans l’histoire de cette jeune femme dont le handicap est le centre de tout. Ayant vécu toute sa vie avec cette invalidité, elle doit gérer les regards des autres, ainsi que sa différence à bien des égards.

Notre protagoniste a été un réel coup de cœur. Je trouve que c’est une femme courageuse, une battante qui tente d’accomplir son rêve. Et cette soif d’émancipation peut parler à tous. Yuma est le symbole même de la liberté, de la résilience et de l’indépendance. Une personne que tu as envie d’avoir pour amie et de soutenir.

En revanche, je n’aime pas du tout la mère et la meilleure amie. En effet, je n’apprécie pas sa manière de tout gérer pour sa fille. Je ne sais pas si c’est volontaire ou non, mais son incapacité à écouter les envies de Yuma est véritablement agaçante. Ce n’est pas parce qu’elle est en fauteuil roulant qu’elle ne peut pas régler les problèmes par elle-même. Quant à sa meilleure amie, je l’ai détesté dès sa première apparition. Et encore plus quand elle s’approprie le manga de notre héroïne, ce qui a été la fois de trop pour moi. Une amitié qu’on pourrait qualifier de toxique.

En plus, des messages forts que l’autrice exprime à travers les chapitres, il y a aussi les illustrations qui sont à la fois réelles et splendides. J’aime énormément les traits de Yohei Kurihara, ainsi que les chara-designs des différents personnages, en particulier celui de Yuma.

Pour finir, le tome 1 de 37 seconds se démarque également par l’histoire de notre héroïne et de sa quête d’identité. Je conseille fortement le manga à toutes les personnes qui désirent lire un ouvrage qui parle de handicap, mais aussi aux gens qui ont soif de liberté. J’ai hâte de découvrir la suite de son histoire pour la voir devenir un peu plus elle-même dans un monde qui essaye de la restreindre.

Et qui sait… peut-être que vous aussi, vous aurez envie d’indépendance en lisant ce premier volume.

Si vous souhaitez découvrir une nouvelle histoire qui a pour sujet le handicap, je vous laisse avec Our Love Language !

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