Parfois, on tombe sur des choses inattendues qui nous marquent. C’est ce qui s’est passé avec Green Mechanic. L’œuvre de Yami Shin chez Ki-oon m’a vraiment surpris par ce qu’elle propose.
L’univers : Un monde de désolation
Imaginez que tout part en vrille sur notre planète. Elle devient une poubelle géante où les ordures s’entassent partout. Les gens qui restent se cachent dans la Mégapole, cette ville énorme qui tient encore le coup.
Dans ce bazar apocalyptique, vous croisez des humains normaux, des robots qui trainent, et ces créatures bizarres qu’on appelle les Ersatz. La Milice les traque sans arrêt, ce qui met une ambiance de tension permanente.
Cette atmosphère post-apocalyptique colle vraiment à la peau du manga. À chaque case, chaque bulle de dialogue, transpire cette sensation d’oppression. On ressent cette impression que le monde a complètement dérapé, sans retour en arrière possible.


- Titre : Green Mechanic
- Parution : 8 juin 2017
- Editeur : Ki-oon
- Nombre de tome : 8
- Catégorie : Action – Aventure – Fantastique – Science-fiction
- Auteur : Yami Shin
Misha et Reborn : Un duo attachant

Dans cette misère ambiante, on fait connaissance avec Misha, une gamine orpheline qui possède un don d’empathie si prononcé qu’il lui fait ressentir tout ce que vivent les autres.
Ça parait cool dit comme ça, mais c’est plutôt l’enfer au quotidien. Mettez-vous deux minutes à sa place : vivre en permanence submergé(e) par les émotions de tout le monde autour. Misha s’éloigne alors des gens pour ne pas exploser mentalement. C’est justement ce don qui l’amène à rencontrer Reborn, ce robot paumé qu’elle trouve dans une décharge. Il s’avère qu’il est un morphing : un robot capable de changer d’apparence.
Ces deux personnages créent le cœur de toute l’histoire. Misha utilise les pouvoirs de transformation de Reborn pour qu’il ressemble à Mickael, son ami d’enfance qui a disparu, il y a dix ans. Cette relation soulève des questions folles sur qui on est vraiment et nos souvenirs.
Reborn, avec sa mémoire défectueuse et ses capacités de changement, nous fait réfléchir sur la question de l’identité. Finalement, qui sommes-nous quand nos souvenirs partent en fumée ?


Des thèmes qui font réfléchir
Ce qui me plaît dans Green Mechanic, c’est la façon dont l’autrice traite les sujets profonds. L’empathie ne devient pas un super-pouvoir, mais plutôt une malédiction qui isole Misha de tout le monde. La recherche de Mickael par celle-ci se transforme vite en exploration de la perte et du deuil. Comment peut-on accepter qu’une personne qu’on aime disparaisse ? Jusqu’où on va-t-on pour retrouver ce qu’on a perdu ?
Les Ersatz, ces créatures mystérieuses qui ont enlevé Mickael, ne sont pas juste des méchants de base. Elles cachent quelque chose de plus tordu, un mystère qui s’épaissit page après page.
L’évolution entre les deux tomes
Je vais être cash : j’ai aimé le tome 2 bien plus que le premier. Le tome 1 place les bases, mais on sent parfois que l’autrice se précipite. Elle veut tout balancer d’un coup, ce qui peut mettre le chaos dans notre lecture.
Le tome 2, par contre, trouve son rythme de croisière. L’intrigue monte vraiment d’un cran, l’univers se découvre avec plus de profondeur. Surtout, Misha évolue psychologiquement de façon hallucinante.
Un flashback sur l’enfance de Misha nous montre une héroïne plus fragile qu’elle en a l’air. On découvre une femme qui dissimule des peurs énormes, telle que l’angoisse de ne pas assurer. Cette humanisation du personnage renforce l’attachement qu’on ressent pour elle.
Pourquoi j’ai accroché

Le manga m’a séduit pour plusieurs éléments précis. D’abord, cette ambiance post-apocalyptique qui évite les clichés du même genre. Pas de zombies qui bavent ou de guerre nucléaire, juste la pollution qui a transformé le monde en dépotoir géant.
Ensuite, cette façon d’aborder les personnages avec Misha qui n’est pas l’héroïne parfaite qui gagne à chaque fois. Elle doute, elle a peur, elle se remet en question. Cette humanité la rend attachante et crédible.
Enfin, cette réflexion sur l’empathie traverse toute l’œuvre. Dans notre époque hyper-connectée mais paradoxalement isolée, cette thématique tape vraiment dans le mille.

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Un jour, je serai le meilleur streamer, je me battrai sans répit… En attendant, je vous propose de partager mes passions pour le jeu vidéo et les mangas.

