Kyūki no Adabana : un shônen qui ne laisse pas de marbre

Kyūki no Adabana : un shônen qui ne laisse pas de marbre

Kyūki no Adabana est le premier manga de Toba Tsugaru, qu’on retrouve aux illustrations de livres déjà connus comme Kakuriyo no Yadomeshi Ayakashi wo Yado ni Yomeiri Shimasu.

Le shônen est prépublié au Japon par Shōnen Sirius puis édité chez Kodansha. En France, c’est Meian qui nous propose la série complète en 4 tomes !

Plongé entre mythes japonais, affrontements et surnaturel, Kyūki no Adabana est un shônen aussi mystérieux que passionnant.

Haru Tamaki est un garçon capable de voir et de parler avec les  » kamis « , les innombrables divinités qui peuplent le Japon. Un jour, il fait la rencontre de Kazura, un kami de la pauvreté, et alors qu’ils se rendent dans un sanctuaire de mauvais augure, ils se font tous deux avaler par un trou béant apparu de nulle part… À son réveil, Tamaki découvre qu’il a atterri au  » Takama-ga-hara « , le royaume des kamis…
Ce shonen d’action, où les mythes japonais sont personnifiés, suit l’aventure d’un jeune humain perdu au royaume des kamis qui devra affronter bien des dangers !

Meian

Un shônen attachant

Kyūki no Adabana est attachant. D’une part, il l’est de par son intrigue, qui nous accroche et nous plonge dans un univers fantastique et trépidant où légendes et humains semblent cohabiter, sans que ces derniers ne s’en rendent forcément compte.

Et d’autre part, de par ses personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. En effet, que ce soit Haru Tamaki, Kazura ou son frère Takara, leur passé et la raison de leurs actes sont des plus curieux.

Mention spéciale pour Kazura, un personnage féminin fort et puissant mis en avant, ce qui fait toujours plaisir à voir dans des livres !

De plus, le développement de nos héros est captivant. J’ai beaucoup aimé les voir grandir, se remettre en question et faire des choix parfois difficiles pour tenter d’atteindre leurs buts. Tout n’est pas blanc ou noir.

Un ami peut devenir un ennemi, tout en portant encore de l’attention, voire de l’amour, à sa victime. Il arrive à nos protagonistes de sombrer. Mais dans le bon esprit shônen qui caractérise ce manga, ensemble, ils se relèvent et font face à l’adversité, même si cela doit leur coûter.

Bien que Kyūki no Adabana soit un manga fantasy à l’univers magique, on peut se retrouver dans certains doutes ou conflits intérieurs que traversent les personnages. Comment aider quelqu’un qui nous est cher quand rien n’est en notre pouvoir ? Doit-on toujours se plier aux règles imposées par notre famille ou la société, ou au contraire, doit-on s’en libérer ? Un événement qui semble néfaste l’est-il forcément ?

Une histoire bien filée

Le récit en lui-même est assez bien construit, et l’on ne s’ennuie pas une seule seconde ! Plus on s’approche de la fin, plus les tomes sont chargés en informations. Mais le tout est si bien raconté que cela n’est en rien dérangeant.

Le concept des gouffres, qui apparaissent dans les deux royaumes, celui des humains et celui des kamis, le Takama-ga-hara, est intéressant. La suite des chapitres et des tomes rend l’ensemble d’autant plus mystérieux et rempli de suspense.

Je me suis vraiment accrochée aux personnages et j’ai adoré les voir évoluer, repousser leurs limites, toujours faire de leur mieux. Ce manga est un peu comme un one shot, mais en plus long. On entre dans une histoire super prenante, puis on arrive à la fin et… on ne comprend pas totalement. On a besoin de plus !

Un univers immersif

Les illustrations sont aussi géniales ! Les scènes de combat et d’action sont très bien dessinées, et on ressent une véritable évolution au fil des tomes.

J’ai aussi beaucoup aimé que Toba Tsugaru alterne entre des moments forts, où la tension est insoutenable, et des passages plus légers, où les personnages s’amusent ensemble.

Certaines planches rappellent l’univers de Demon Slayer. Notamment lorsque Bekko ou Tamaki sont représentés en version chibi.

J’ai aussi l’impression qu’un réel soin et un vrai travail ont été apportés à chaque personnage. Aussi bien au niveau de leur personnalité et de leurs traits de caractère, que de leur design. Chacun a une tenue qui lui correspond, reflet de son image et de son statut.

Mon avis

Kyūki no Adabana a tout pour faire un bon shônen et un super manga ! Cependant, je suis très déçue que la série s’arrête ici, à 4 tomes. Il semble encore rester tant d’éléments à découvrir !

Que ce soit le passé des personnages, notamment l’histoire de Tamaki, teasée dans le tome 4, ou encore ce qu’il adviendra de certains protagonistes. Tamaki reviendra-t-il un jour dans le monde des humains ?

Kazura restera-t-elle à ses côtés pour toujours, ou se sépareront-ils ? Reverrons-nous un jour le poussin introduit dans le premier tome ? Tant de questions laissées sans réponses qui me chagrinent mais me font aussi réfléchir à toutes les possibilités… que je ne pourrai pour le moment qu’imaginer.

C’est un manga qui a du potentiel, c’est pourquoi j’espère un jour voir passer un nouveau tome chez les éditions Meian, si jamais l’on propose à Toba Tsugaru de reprendre la publication.

Je vous le recommande sans hésitation si vous cherchez une lecture légère mais intéressante, à condition de ne pas trop vous attacher à la fin que prendra la série.

Si vous souhaitez découvrir plus de shônen passionnant, Diamond in the rough ou Diablomachia devraient vous plaire !

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