Les Guerres invisibles Tome 2 : rédemption

Les Guerres invisibles Tome 2 : rédemption

Le deuxième et dernier tome des Guerres invisibles est paru le 21 janvier 2026 aux éditions Casterman.

L’autrice queer sino-américaine Marina Lisa Komiya nous offre une conclusion touchante et digne de son œuvre.

Cette fois, nous découvrons la nouvelle vie de nos quatre personnages. Ayant gagné les États-Unis pour espérer y mener une vie meilleure, nos héros vont de désillusion en désillusion. Pourtant, au fil des pages, l’espoir et la résilience prend le pas sur l’horreur de la guerre.

En bref, un livre bourré d’espoir dans un monde qui n’accepte pas facilement ceux qui ne rentrent pas dans le moule.

Yoriko, Haru, Arthur et Scott ont quitté un Japon vaincu, en ruines et occupé, pour gagner les États-Unis. Confrontés à une réalité nouvelle mais non moins âpre, quel avenir sauront-ils imaginer et bâtir ?
Drame intime et flamboyant, Les Guerres invisibles, ce sont celles que mènent quatre personnes discriminées pour leur nationalité, leur orientation sexuelle, leurs origines ou leur identité.
Du Japon aux États-Unis, elles se rencontrent, s’aiment, se perdent et s’attendent dans les replis de l’histoire.
Un second tome en miroir du premier : le récit emmène les personnages en Amérique et se découvrira en sens de lecture occidental.

Casterman

Une ode à la liberté

Une ode à la liberté

Le récit s’ouvre sur une illusion rapidement fissurée. À travers Haru, Arthur, Yoriko et Scott, la mangaka déconstruit l’idée d’un ailleurs salvateur.

Si quitter le Japon devait leur permettre d’entamer une nouvelle vie, les spectres de leur passé les hantent toujours.

Les traumatismes demeurent et les discriminations sont bien présentes même dans le pays dit de la liberté.

À travers les trajectoires croisées des personnages, le manga met en lumière une vérité amère. L’exil n’efface ni les blessures, ni les stigmates et encore moins la culpabilité.

Et pourtant, au cœur de cette douleur et de ce sentiment de solitude, le récit laisse filtrer une lumière tenace. Les personnages affirment leur liberté et se battent pour elle. La conclusion, marquée par un événement profondément touchant, marque une brèche : celle d’une solidarité retrouvée. L’égalité voit enfin le jour et l’espoir peut s’installer et permettre aux réfugiés de guerre de vivre en paix et surtout de vivre libres.

Un final touchant

Un final touchant

J’ai été particulièrement touché par l’histoire d’Haru et Yoriko, ces deux amies séparées par la guerre. Si leur vie n’a pas été de tout repos, elles ont selon moi réussi à trouver la paix qu’elles recherchaient tant.

En bref, un manga poignant qui révèle la triste vérité de la guerre et des traumatismes qui y sont liés. On relate souvent les combats, mais rarement les conséquences des guerres sur les peuples. En ce sens, Marina Lisa Komiya accomplit un travail exemplaire qui mérite d’être découvert !

Pour découvrir une autre œuvre qui dévoile des vérités sur les conflits politiques, osez l’expérience U-9 !

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