Moscow 2160 : du cyberpunk dystopique

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Avec Moscow 2160, Kumo Kagyu, auteur de Goblin Slayer, se lance dans le cyberpunk dystopique, entouré de deux autres talents : Kousuke Kurose au dessin et Noboru Kannatuki au character design. Il est édité chez Kurokawa. Dès le départ, le trio pose les bases d’un projet solide pour créer un monde à la fois reconnaissable et original.

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Bienvenue dans cette dystopie cyberpunk ! Vous êtes à Moscou, ravagé par les gangs et les cyborgs.

Après deux siècles de guerre froide, l’Union soviétique ne s’est toujours pas effondrée. Bienvenue dans un futur parallèle, à la fois proche et différent de notre réalité.

Les rues appartiennent aux voyous en prothèses et armures tandis que dans l’ombre, des factions fomentent des complots. Les notions de liberté, de vérité, d’avenir et de prospérité ont depuis longtemps disparu.

L’épuisement règne sur Moscow, lointaine cité du Nord. Un jeune nettoyeur y exerce en solo son métier de tueur à gages, avec, en guise d’arme, un vieux pistolet mitrailleur sur l’épaule…

La nouvelle série de Kumo Kagyu, l’auteur de Goblin Slayer,
suit le parcours d’un héros dans un monde sans avenir,
où le danger est partout.

Kurokawa

La loi du plus fort

L’idée de base est simple : montrer une civilisation à l’agonie, où les grands idéaux ont laissé place à la loi du plus fort. Moscou est devenue une capitale étouffante, qui écrase tout espoir sous les conflits entre mafias, sectes obscures et violence technologique. Le manga assume un ton sombre, presque désespéré. Le « nettoyeur » qu’on suit n’est ni un héros ni une boussole morale, juste un témoin de cet univers sans concession.

Du noir au néon

Côté dessin, Kurose utilise un noir profond, noyé dans la lumière haute et la saleté. La mise en scène est nerveuse, avec des plans serrés, changements de rythme, scènes de gunfight puissantes, qui maintiennent le rythme de l’action. Les corps mélangés à la technologie montrent l’usure physique et la déshumanisation. Par certains aspects, cela m’a fait penser à Gunnm. Le character design de Kannatuki reste sobre mais menaçant, privilégiant une lecture claire.

De Blade Runner à Moscou

Niveau influences, le titre fait référence aux classiques du genre (Blade Runner, Akira, Gunnm comme je le disais plus haut) mais y ajoute l’imaginaire post-soviétique. Ce mélange entre passé soviétique, paranoïa administrative et délabrement techno-industriel crée une ambiance qui se démarque des dystopies cyberpunks classiques.

Mon avis

Ryudoka

Bref, Moscow 2160 tome 1 s’affirme comme un cyberpunk mature avec une vraie identité : politiquement chargé, avec des visuels vifs. Un début prometteur pour ceux qui aiment les univers oppressants et les récits sans compromis.

Vous aimez les seinens d’action avec une ambiance fantastique ? Je vous invite alors à lire l’article sur « Katagi Modoshi ».

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