

No Name est un shonen. Il s’agit d’un diptyque édité au Japon par Shûeisha et prépublié dans le Shonen Jump + en 2024. En France, c’est Kurokawa qui a repris le flambeau en ce début d’année 2026.
On retrouve au scénario Rafal Jaki, connu majoritairement pour Cyberpunk Edgerunners. Les illustrations sont signées Machine Gamu, qui a auparavant travaillé sur le design de Gachiakuta.
Avec les deux tomes de ce manga, j’ai été ravi de recevoir une jolie plaque en métal illustrée ainsi que les pattes d’ours d’Ursula, une de nos deux protagonistes.

Un univers intriguant
Un univers intriguant
Dans un monde où le prénom d’une personne détermine ses pouvoirs, Ralf et Ursula travaillent pour le Nordic Name Bureau (NNB), chargé de contrôler ceux qui les attribuent. Appelés à enquêter sur la disparition soudaine d’une mère et de son enfant, ils commencent par rendre visite à un homme nommé Bodil, témoin clé dans l’affaire…
Kurokawa
Ce premier tome nous plonge vite dans l’ambiance. Nous sommes immergés dans une enquête aux côtés de Ralf et Ursula, deux agents du Nordic Name Bureau. Leur mission est de retrouver un enfant dont la mère s’est enfuie avec lui, laissant le père seul. Cet enfant n’a pas encore de nom et Bodil, son père, veut absolument lui transmettre le sien, qui signifie » Commandeur ».

Dans cet univers, les noms ont une importance capitale : ils définissent qui nous sommes. Et en plus d’avoir une signification, ils confèrent des capacités spéciales à leur porteur. C’est pourquoi ils sont un véritable enjeu de pouvoir. Nos deux héros possèdent des noms-pouvoirs animaux. Ursula pour « Ours » bien sûr et Ralf pour « Dompteur de Loups« . Elle peut donc se changer en ours tandis que lui peut invoquer trois fauves qui ont une fonction prédéfinie.
Notre duo d’enquêteurs fonctionne parfaitement ensemble. Ursula est une femme impulsive, une cogneuse qui aime se défouler dans des tournois qui l’opposent à d’autres ours. Elle cache ses émotions derrière cette armure de façade. Ralf, lui, a grandi sans parents. Ses loups, Ett, Tva et Tre (1,2 et 3 en suédois) ainsi que son mentor Ralf Sr. constituent sa seule famille. Il a un sens aigu du devoir et sait rester calme lorsque sa partenaire s’enflamme. C’est en cela qu’ils sont aussi complémentaires.
La première enquête de nos deux amis touche à sa fin lorsqu’un attentat dans les quartiers généraux du NNB les prend de court. Celui-ci les emmène sur la piste des No Name, des personnes ne s’étant jamais vu attribuer de nom-pouvoir. Ils sont donc anonymes et même si l’organisation leur attribuait un nom, ce dernier ne pourrait plus déclencher de pouvoir. Complot, simples oubliés ou cobayes de laboratoire ? C’est ce que notre tandem va s’efforcer de découvrir.

Baston, complots et mensonges
Baston, complots et mensonges
Alors que Ralf et Ursula poursuivent leur enquête sur les No Name, Åke, un haut placé du NNB, est assassiné. Un étrange message est retrouvé sur son corps. Qui a tué ce membre influent du système ? Ralf nourrit quelques soupçons et part chercher des réponses auprès d’une certaine personne…
Kurokawa
Dans ce second tome, la principale enquête de Ralf et Ursula porte sur l’assassinat d’un ponte du NNB. Riche de rebondissements, cette investiguation va replonger Ralf dans son passé. Qui pourrait bien vouloir s’en prendre au Bureau ? C’est à cette question que nos héros vont devoir répondre.
Comme dans le premier volume, les combats clandestins d’Ursula offrent une coupure dans la trame principale et un approfondissement bienvenu de la psyché du personnage. Seulement, cela donne l’impression d’une conclusion hâtée. Peut-être que les auteurs auraient alors dû zapper ces passages pour approfondir leur univers. Ou bien tout simplement rallonger la série pour profiter du plein potentiel de l’œuvre.


Comme un léger goût d’inachevé…
Comme un léger goût d’inachevé…
En premier lieu, je dois dire que j’ai été très impressionné par la patte graphique de Machine Gamu. Les détails sont soignés et les scènes de combat s’enchaînent de façon limpide avec son style pêchu.
Maintenant, il reste un gros bémol : ON EN VEUT PLUS !! Je suis resté sur ma faim. Honnêtement, l’univers imaginé par Rafal Jaki a un potentiel de dingue. Mais on se contente de le survoler dans ces deux tomes. Et bien que l’histoire puisse se terminer ainsi, il est facile d’imaginer une suite et donc d’espérer que ce ne soit pas un diptyque de façon définitive.
Enfin, ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi hype par un manga et vous passerez un très bon moment de divertissement si vous décidez de lui donner sa chance.

Si vous voulez poursuivre dans un univers riche en originalité, laissez vous tenter par Dead Account !
No Name : Quand l’identité devient pouvoir
No Name est un shonen. Il s’agit d’un diptyque édité au Japon par Shûeisha et…
Fullmetal Alchemist : 20 ans plus tard
Fullmetal Alchemist est un shonen que l’on n’a plus besoin de présenter. Publié au Japon…
Achève-moi – Tome 2, des sentiments suspendus…
• Seriez-vous prêts à aller jusqu’au bout pour tenter de poursuivre une relation aussi compliquée…
Centuria Tome 2 : Entre ténèbres et humanité
Notre coup de coeur de cette année s’est enfin offert un second tome en octobre…
Achève-moi, une relation aux envies contradictoires !
Achève-moi, ou encore いっそあなたがトドメを刺して (Isso Anata ga Todome wo Sashite) en version japonaise, est un…
Moscow 2160 : du cyberpunk dystopique
Avec Moscow 2160, Kumo Kagyu, auteur de Goblin Slayer, se lance dans le cyberpunk dystopique,…

