Outlaw Players tomes 4, 5, 6 : la pépite française qui monte d’un niveau

Outlaw Players tomes 4, 5, 6 : la pépite française qui monte d’un niveau

Le manga français a de beaux jours devant lui, et Outlaw Players en est la preuve vivante. Shonen, l’auteur de cette œuvre éditée chez Ki-oon nous propose un monde virtuel impitoyable où le danger, lui, est bien réel. Si vous avez manqué le début de l’aventure, je vous propose de relire l’article précédent pour un petit rappel.

Synopsis

Outlaw Players nous emmène dans Thera, un MMORPG révolutionnaire où tout semble possible. On suit Sakuragi, alias Sakuu, un joueur novice qui se lance dans l’aventure pour faire plaisir à un ami.

Mais dès le tome 1, tout dérape : Sakuu se retrouve incapable de se déconnecter, prisonnier d’un monde virtuel où la mort pourrait bien être définitive. Sans accès à l’interface du jeu, ni aux objets de soin, il doit survivre face à des créatures assoiffées de sang. Il est littéralement devenu un Outlaw Player : un joueur qui ne peut plus jouer selon les règles normales.

Mais ensuite ?

Vous connaissez sûrement cette sensation. Celle de lire un manga tranquille, de penser avoir cerné l’histoire. Ici, l’auteur décide de tout renverser avec l’arc central d’Outlaw Players.

On quitte l’ambiance « découverte du jeu » pour plonger dans quelque chose de beaucoup plus sombre. Si vous pensiez que Sakuu et sa bande allaient juste farmer de l’XP, vous vous trompiez lourdement.

Tout commence par une scène injuste. On retrouve Lyséa, une tireuse d’élite, qui pense partir pour un duel à la loyale contre Erell. Cependant, ce n’est pas un match, c’est une exécution. L’Ordre, la faction qui se prend pour la police du serveur, ne veut pas la combattre pour le sport. Ils veulent l’effacer. Pourquoi ? Parce qu’aux yeux du système, être un Outlaw, c’est être une anomalie, un bug à corriger.

Junny, qui n’est pourtant qu’un PNJ (Personnage Non Joueur), intervient. Dans n’importe quel autre jeu, c’est impossible. Vous le savez, un PNJ, c’est du décor, du script ! Mais là, il brise ses propres chaînes de code pour sauver Lyséa. Nous avons ici un détail qui nous fait comprendre que Thera n’est plus juste un programme informatique. Quelque chose de vivant est en train de naître dedans.

La fin des zones de confort

Pendant ce temps, Sakuu et Marjorie ne sont pas en reste. Ils doivent gérer un Taargis. C’est un monstre colossal, un sac à PV qui tape fort. Ce combat agit comme un électrochoc pour Sakuu : ses blagues et sa légèreté ne suffisent plus. Il faut s’endurcir, sinon il risque de mourir.

Jusqu’ici, nos héros ont survécu et arrivent à Prais, la capitale, où ils vont pouvoir souffler. Enfin, c’est ce que l’on croit… Dans les codes du RPG, la capitale, c’est le sanctuaire. C’est là où on vend son butin et où on discute en sécurité.

Mais le code ici est complètement cassé. La ville se fait littéralement raser. Pas juste attaquée, non, annihilée par des canons. C’est la faction Providence, dirigée par l’impératrice Elica, qui est à la manœuvre. Et ils ne font pas dans la dentelle : ils déclarent une guerre totale.

Le manga monte d’un level

Je ne peux que vous recommander de foncer sur ces tomes. Shonen a réussi à transformer un simple manga de « jeu vidéo » en une épopée dramatique qui monte en tension.

On rigole moins, on stresse plus, et on s’attache énormément à cette bande de bras cassés devenus des héros malgré eux. C’est maîtrisé, c’est beau, et ça fait honneur au manga français. Si vous n’avez pas encore lu Outlaw Players, ou si vous aviez fait une pause, c’est le moment de reprendre. C’est validé à 100%!

Si tu veux assister à un véritable duel de mangakas, je te propose Dragons et Caméléons.

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *