Tunnels : un thriller qui décoiffe !

Tunnels : un thriller qui décoiffe !

” Quand l’heure du départ sera venue, emportez le bonheur et laissez-nous l’ennui “ – Michaël Sanlaville

Michaël Sanlaville revient en 2026 avec une BD de 163 pages débordantes de couleurs, publiée chez Glénat : Tunnels.

À bord du break Volvo, une famille tue le temps et les parents occupent leurs trois filles comme ils peuvent. On plaisante, on joue, les paysages défilent et se transforment. Subitement, un bolide noir les dépasse à une vitesse phénoménale dans un vacarme assourdissant. La famille est sous le choc. Les trois sœurs sont effrayées par ce chauffard délirant semblant tout droit sorti des enfers… Après quelques kilomètres, les passagers du break Volvo doivent se rendre à l’évidence : ils sont perdus et pris au piège au beau milieu d’une poursuite infernale…

Glénat

Un thriller explosif.

Tout commence avec une scène des plus banale d’une famille sur une aire d’autoroute pour un départ en vacances. Avec trois enfants ce n’est jamais facile : un bébé à distraire, une enfant en bas âge qui veut jouer au jeu des animaux, et une adolescente qui ne veut pas qu’on les dérange, elle et sa console.

Le tout dans des traits hyper colorés et des angles de vue dignes de films américains.

À la sortie d’un tunnel, le paysage devient une immense plaine de monts et falaises. Ils se font soudain dépasser à toute allure par un chauffard complètement fou. Une tension palpable s’installe alors pour monter crescendo jusqu’à la fin… De quoi en perdre haleine !

La famille se retrouve embarquée dans une course poursuite des plus étranges avec des hommes dénués d’humanité. Accidents de voiture, mort, adrénaline… Le pilier de la famille – le père – perd complètement pied. C’est alors en Jolène, l’aînée, que va se réveiller un élan d’héroïsme. Mais quel est le message derrière cet univers parallèle situé entre deux tunnels ?

Un message compliqué.

” Le rythme des pages s’accélèrent et on finit par dévorer la BD comme une barre chocolatée. Les couleurs vives nous emportent dans un univers complexe en signification mais simple en conclusion. J’ai fermé le recueil totalement soufflée mais surtout dans une incompréhension totale.

En temps normal, l’histoire et la morale sont liées. Ici, Michaël Sanlaville a fait le choix de narrer un thriller tourbillonnant, d’inspiration cinématographique américaine, avec un message qui se comprend seulement sur la fin :

l’angoisse d’être séparé de son enfant ; de le voir grandir dans un monde qui nous échappe.

J’ai donc replongé mon nez dans la BD avec cette idée et quelle claque ! Plein de détails paraissaient soudain si évidents. “

Pour un autre saut dans un univers parallèle, plongez dans celui d’Helen de Wyndhorn ➡️

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