Il y a des mangas qu’on ouvre sans trop d’attentes particulières, juste pour voir. Ensuite, il y a ceux qui te chopent par le col dès les premières pages et ne te lâchent plus. Witch and Mercenary, débarqué chez Doki-Doki en ce début d’année 2026, fait partie de la deuxième catégorie. Véritable coup de cœur cette année, j’ai été surpris de la qualité croissante de cette série.
Le pitch pourrait sonner classique : une sorcière traquée, un mercenaire, une fuite vers un nouveau continent. Sauf que derrière cette façade de dark fantasy, le duo Siasha-Zig cache quelque chose de bien plus tendre et humain qu’il n’y paraît. Je t’embarque à la découverte des deux premiers tomes.

- Titre : Witch and Mercenary
- Nombre de tomes : 4 en VF (série en cours) – 8 au Japon
- Éditeur : Doki-Doki
- Catégorie : dark fantasy – aventure – seinen
- Auteur : Kaeru Chōhōkiteki
Witch and Mercenary, un classique ?
Witch and Mercenary, un classique ?
Sur l’Ancien Continent, les sorcières sont craintes, haïes, et pourchassées pour leurs pouvoirs. Siasha est l’une des plus puissantes, donc l’une des plus traquées. Une armée de mercenaires est lancée à ses trousses, parmi lesquels Zig, un combattant réputé pour sa force et son sang-froid. Après un affrontement sanglant dont il est le seul survivant, Zig fait un choix inattendu. Il épargne Siasha, touché par son désir sincère de simplement vivre en paix. Il explique qu’étant le seul rescapé de la campagne visant à exécuter la sorcière, il ne pouvait pas simplement revenir auprès de son commanditaire et toucher la récompense en disant « elle est morte, mais je suis le seul survivant ». La sorcière, flairant le talent du mercenaire, lui propose alors de devenir son garde du corps.
Ainsi se forme ce duo improbable. Une sorcière surpuissante mais lasse du monde et un mercenaire cynique mais droit, en route vers un continent lointain. Le but ? Trouver la paix.
La cavale de deux écorchés vers l’inconnu
La cavale de deux écorchés vers l’inconnu
Le premier tome est le récit d’une fuite, mais pas que. Siasha et Zig quittent l’Ancien Continent et sa haine des sorcières pour traverser la mer vers l’Outre-Terre. C’est une terre nouvelle dont ils ne savent pas plus que nous ce qu’elle cache. Le récit construit leur relation naissante : la méfiance qui laisse place à la confiance, le contrat qui devient peu à peu autre chose.
Ce qui frappe, c’est le contraste. Là où on attendait un récit sombre et violent sur la persécution, on bascule vite vers quelque chose de plus lumineux. C’est un peu un road trip vers l’espoir, porté par la naïveté touchante de Siasha face au cynisme de Zig.
La sorcière, pourtant agée de plus de 200 ans, ressemble à une jeune femme, joyeuse de découvrir le monde. Tout l’opposé de notre mercenaire qui montre une certaine maturité en étant toujours sur le qui-vive, en observation de ce qui l’entoure.
De sorcière à aventurière
De sorcière à aventurière
Du coup, cap sur l’Outre-Terre, où la magie n’est plus un crime mais est monnaie courante. Changement d’ambiance : après le choc du voyage, notre duo pose ses valises et s’installe dans un nouveau quotidien. Siasha se lance dans la guilde des aventuriers et entreprend d’en gravir les échelons, ce qu’elle fait sans trop de mal vu sa puissance, décrochant le huitième rang.
Cependant, ce tome marque un véritable tournant . Pour continuer son ascension, Siasha doit partir en mission avec d’autres aventuriers. C’est là que le manga devient malin. On découvre une Siasha plus vulnérable, obligée d’apprendre à évoluer sans forcément avoir son garde du corps pour la protéger. Elle gagne en assurance, comprend les codes de ce monde, apprivoise ses propres émotions. Le récit glisse habilement vers les thèmes de l’indépendance, de la confiance et de l’identité.
Pendant ce temps, Zig a ses propres soucis : un mystérieux tueur à la double-lame sévit en ville, un profil qui lui ressemble un peu trop et fait converger les soupçons sur lui. Le tome se referme sur un affrontement marquant contre une elfe noire au katana, de quoi donner sacrément envie de lire la suite.
Ce qui fait mouche : le duo
Ce qui fait mouche : le duo

S’il y a bien une chose qui porte Witch and Mercenary dans ces deux premiers tomes, c’est la relation entre Siasha et Zig. Deux êtres que tout oppose lui, ordinaire en apparence, mais d’une droiture sans faille et redoutablement compétent. Leur lien, fait de confiance et de soutien mutuel malgré leurs différences, est clairement le moteur émotionnel de la série.
Au fil des pages, on sent leur relation se construire : ce qui n’était au départ qu’un contrat mercenaire-commanditaire glisse doucement vers une vraie amitié. Petit à petit, iles en apprennent plus l’un sur l’autre. On vient même à se dire qu’ils ont sûrement plus à gagner ensemble que séparés.
Alors oui, on pourrait y lire les prémices d’une romance. Mais honnêtement, ce ne sont là que des codes qu’on croise partout, et il est tout à fait possible que ça n’aille jamais plus loin qu’une amitié sincère. Ce qui, franchement, me suffirait amplement.
Mon verdict
Mon verdict

Nous avons ici la preuve qu’un pitch classique peut accoucher d’un récit qui touche en plein cœur quand il est porté par les bons personnages. Sous ses airs de dark fantasy, c’est une histoire de rédemption, de seconde chance et de reconstruction. Deux âmes brisées qui cherchent ensemble comment réapprendre à vivre plutôt qu’à survivre.
Oui, c’est balisé par moments. Non, ça n’invente rien. Je m’en fiche un peu, parce que je me suis attaché à ce duo comme rarement. De plus, cette série réussit quelque chose de rare : le premier tome est excellent, le second est meilleur. La suite apporte de belles promesses.
Pour rester dans le sombre et le mature, je te recommande de lire cet article sur Chunchu. Tu ne seras pas déçu.
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Un jour, je serai le meilleur streamer, je me battrai sans répit… En attendant, je vous propose de partager mes passions pour le jeu vidéo et les mangas.
