
- Scénario : John Moore
- Dessins : Neetols
- Traduit de l’anglais par : Basile Béguerie
- Éditeur : Casterman
- Nombre de pages : 192 pages
Depuis le décès de sa mère, la vie de Damian est complexe : son père a refait sa vie et le jeune homme n’est pas le bienvenu dans sa nouvelle famille. Recueilli par Lou, son grand-père, il doit assumer le statut de « nouveau » au lycée. Pas simple quand on est déjà un grand timide… Mais l’acquisition d’une fleur des absents va bousculer ce nouvel ordre. Cette fleur doit lui permettre d’invoquer le fantôme de sa mère, mais contre toute attente, Damian se retrouve avec celui de Saskia sur les bras, une jeune gamine au caractère bien trempé et à la mort chargée de mystère. Débute alors une cohabitation forcée haute en couleurs pour ces deux êtres que tout oppose.
Casterman

Un concept intrigant…
Pour commencer, le concept de la fleur des absents est tout à fait intéressant. Le fait de pouvoir revoir pendant quelque temps une personne décédée, quelle qu’elle soit, et ce seulement contre de l’argent (même si l’on n’en connaît pas la somme) ouvre un champ de possibilités des plus vastes.
Cette idée n’est cependant pas au centre de l’histoire. Il semble plutôt qu’elle soit un moyen de raconter un récit rempli d’émotions. Bien qu’elle soit mentionnée et rappelée au cours de certaines scènes, l’approfondir davantage aurait pu apporter une nouvelle lecture à l’histoire et la rendre encore plus intéressante.
Quant aux dessins de Neetols, ils sont sublimes ! Les décors, que ce soient ceux du collège, de la chambre de Damian ou de l’extérieur, tout est beau et en couleur, avec une palette de teintes très agréable et qui donne un rendu assez filmographique ou cinématographique. L’intégration des réseaux sociaux ou des échanges par messages entre les personnages est aussi très fluide et donne du dynamisme aux pages.


…et des personnages attachants

Les personnages sont attachants et l’histoire prenante. On rentre facilement dans l’univers du livre et la lecture est fluide. Que l’on suive Damian, confronté aux épreuves de l’adolescence et du collège : se faire de nouveaux amis, comprendre ses émotions, tenter de trouver sa propre voie…
Ou que l’on découvre Saskia, on perçoit la même sensibilité, une part de peur, mais surtout beaucoup de gentillesse.
Nos deux personnages principaux ne cherchent pas à faire le mal ni à causer des ennuis. Mais ils sont encore jeunes et apprennent à leurs dépens les conséquences de certaines de leurs actions.
Le thème central de l’œuvre reste le deuil. Même si la présence des fleurs des absents en modifie la perception, elle ne change rien au manque profond que ressent Damian face à l’absence de sa mère.
En plus de sa situation familiale difficile et de la nouveauté du collège, il doit faire face à ce manque. Ses souvenirs sont flous et vacillent entre bon et mauvais, changeant constamment l’opinion de Damian sur sa mère.

Mon avis
En résumé, c’est une bande dessinée vraiment sympathique et prenante, pleine de messages et de réflexions.
On apprécie suivre l’évolution des personnages et découvrir les conséquences de leurs actions ainsi que leurs choix.
La Fleur des absents est un roman graphique qui redonne le sourire et fait réfléchir, le tout avec des illustrations géniales !

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Fan inconditionnelle de mangas et d’animes, je ne sors de mon terrier que pour acheter les dernières sorties. Entre deux marathons de séries, je me perds avec joie dans divers univers fictionnelles !

