
Not just a Pretty Face des éditions Akata nous plonge instantanément dans l’univers de Sana. C’est une lycéenne fanatique qui rêve de dénicher le beau gosse de ses rêves en ligne. La série promet une comédie romantique qui joue brillamment avec tous les codes contemporains. L’autrice Anzai Karin insuffle ici une bonne dose d’humour et une réflexion sociale très moderne sur les filtres numériques et l’apparence physique.

- Titre : Not just a Pretty Face
- Parution : 09/10/2025
- Éditeur : éditions Akata
- Nombres de tome : 2 (en cours)
- Catégorie : amour – photographie – réseaux sociaux – école
- Auteure : Anzai Karin
Si Sana aime autant les réseaux sociaux, c’est parce qu’elle peut y assouvir sa passion : dénicher des beaux gosses à suivre ! Et si elle se réjouit de rejoindre le lycée Minowa, c’est parce que l’une de ses idoles, Kanato Ugô, y serait inscrit ! La rumeur se révèle vite vraie, mais la situation n’a rien d’idyllique… En plein décrochage scolaire, le jeune influenceur est face à un ultimatum : s’il ne parvient pas à booster la popularité de son lycée, il sera renvoyé ! Le hic ? Il ne connaît rien à Internet. Pour l’aider, Sana n’a pas le choix : elle doit devenir la community manager du lycée et gérer l’image de Kanato… Mais à trop se focaliser sur son visage, ne risque-t-elle pas de perdre de vue l’essentiel ?
Akata

De fan à Community Manager : la stratégie du Lycée Minowa
Le destin de la chasseuse de beaux gosses, Sana Chiken, bascule lorsqu’elle découvre son idole, Kanato Ugô. Ce n’est pas seulement une icône cool, mais aussi un élève en grande difficulté avec des problèmes scolaires. La rumeur de son inscription au lycée de Minowa est vite confirmée, mais la situation n’a rien d’idyllique : le jeune influenceur est face à un véritable ultimatum imposé par l’administration. Kanato doit impérativement parvenir à booster la popularité de son lycée s’il veut éviter l’expulsion définitive. Voilà une intrigue totalement cruelle dès les premières pages.

Ainsi, pour sauver sa peau et son statut, Kanato va se servir de Sana qui est l’experte des réseaux sociaux et des tendances en ligne. En effet, il ne connaît absolument rien à l’Internet moderne et à la gestion d’image. Elle doit donc devenir sa Community Manager personnelle. Par extension, elle sera le véritable architecte de son image publique. Cela va créer une dynamique de couple amusante et pleine de rebondissements inattendus. Nous avons ici une approche qui renouvelle le genre shojo de manière particulièrement efficace et moderne. Le manga nous demande ainsi si Sana ne risque pas de perdre de vue l’essentiel, à force de trop se focaliser sur le beau visage de son idole.

La malédiction de la culture du beau
L’autrice utilise la comédie pour pointer du doigt une problématique très sérieuse, pourtant souvent ignorée : l’obsession contemporaine pour l’image parfaite et les filtres des réseaux sociaux. Le titre même, Not Just a Pretty Face, signifie clairement qu’il faut plus qu’un beau visage pour tomber amoureux, ce qui donne de la profondeur au récit. D’ailleurs, le manga est particulièrement touchant. Il montre comment Kanato est fatigué d’en être réduit à sa beauté. Il cherche désespérément à être vu pour ce qu’il est vraiment derrière le masque de l’influenceur.

La beauté de Kanato, pourtant initialement son plus grand atout, devient une véritable limite. Il se retrouve enfermé dans une perception superficielle que les gens ont de lui en permanence. Ainsi, Sana doit apprendre à voir au-delà du filtre du beau gosse qu’elle idolâtre. C’est le véritable enjeu émotionnel de ce récit et le point central de sa progression. Le manga interroge de manière intelligente la pression sociétale selon laquelle la beauté doit toujours être justifiée par autre chose. Par exemple le cerveau ou un objectif précis, ce qui est une critique fine et moderne de notre époque. Cette décision narrative illustre parfaitement le fait que la série n’est pas seulement une romance, mais également une réflexion poussée sur l’authenticité à l’ère numérique.

Mon avis sur la série

Si vous cherchez une comédie romantique, moderne et intelligente, qui joue avec les codes du shojo, alors Not Just a Pretty Face est un véritable bonbon qui saura vous accrocher dès les premières pages.
Le dessin de Karin Anzai est également un point fort de la série. D’ailleurs, il est d’un style très soigné et met en scène des personnages aux looks particulièrement travaillés, ce qui ajoute une touche de mode au récit et à son esthétisme.
Ce manga est l’occasion parfaite de redécouvrir le genre en se focalisant sur le rôle central et critique des réseaux sociaux. Il offre une dimension supplémentaire au récit.
Les deux premiers tomes, déjà disponibles chez Akata, confirment que ce phénomène très Pretty, mais profond est indispensable à toute bonne bibliothèque de manga.

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Un jour, je serai le meilleur streamer, je me battrai sans répit… En attendant, je vous propose de partager mes passions pour le jeu vidéo et les mangas.

