Logo OtakonseilOtakonseilMédia pop-culture
← Retour à l'accueil
RomanceRomans

La Théorie des couleurs: une romance atypique, dans tous les sens du terme

Par Leah · 20 octobre 2026 · 4 min de lecture

La Théorie des couleurs ou Tilly in Technicolor en anglais, est un roman écrit par Mazey Eddings. Le livre contient 384 pages et est sorti en 2024 chez Comet (branche des éditions Larousse). L'œuvre est conseillée aux plus de 16 ans, elle n'est donc pas à mettre entre toutes les mains !

La Théorie des couleurs est une romance young adult qui nous plonge aux côtés de Tilly et Oliver, deux personnages dont les manières de voir le monde sont profondément différentes. Et pourtant, leur rencontre va rapidement les rapprocher.

Tilly démarre d’ailleurs très fort… en vomissant. Ne vous arrêtez pas là, je vous assure que ça va s’améliorer !

Il est ordonné. Elle est chaotique.
Ensemble, ils trouvent leur juste équilibre.

 
Tilly Twomley a enfin fini le lycée – un enfer pour son cerveau hyperactif – et a désespérément besoin d’explorer de nouveaux horizons. Bien qu’elle hésite, elle finit par accepter un stage dans la start-up de sa sœur Mona. À défaut de savoir ce qu’elle veut faire de sa vie, elle pourra au moins voyager à travers l’Europe. C’est ainsi que, lors d’un vol pour Londres pour le moins catastrophique, elle rencontre Oliver Clark, un adolescent autiste passionné par la théorie des couleurs et le design, qui va lui aussi travailler pour Mona.
 
La vie méticuleusement planifiée d’Oliver est bouleversée par Tilly et son tempérament imprévisible. Alors qu’ils passent l’été ensemble, ils apprennent à se connaître et à s’accepter ; pourraient-ils tous les deux se rendre compte que les meilleurs moments de la vie ne peuvent pas toujours être planifiés ?
Larousse

Un départ épineux...

Un départ épineux...

Débuter une histoire d’amour en vomissant, ce n’est probablement pas la meilleure manière de faire connaissance avec quelqu’un. Pourtant, cette première rencontre donne rapidement le ton.

La romance commence par une proximité forcée, puis évolue progressivement au fil des pages. Les sentiments mettent un peu de temps à être compris et démêlés, ce qui peut donner une légère impression de lenteur.

J’ai apprécié les différents points de vue, sur ce point. Chacun des personnages perçoit le monde à sa manière et l’écrivaine nous fait réellement entrer dans leur tête. On comprend ainsi mieux leurs réactions, leurs doutes et leurs incompréhensions.

Et c’est justement ce qui m’a particulièrement plu dans ce livre !

...et un dénouement pétillant

...et un dénouement pétillant

Je trouve que l’autrice a su correctement retranscrire les troubles neurodéveloppementaux au travers de ses protagonistes.

C’est aussi pour cette raison que certains d’entre eux peuvent parfois nous faire souffler. Au fur et à mesure du récit, on comprend mieux pourquoi ils réagissent de cette manière. Le fait d’avoir accès à leurs pensées permet justement de dépasser la première impression que l’on peut avoir d’eux.

Mazey Eddings ne reste pas dans les très grands clichés que l’on retrouve lorsqu’il est question de neuroatypie : un individu autiste qui ne veut parler à personne, qui est dépendant des autres ou qui est forcément un génie… ou encore quelqu’un avec un TDAH qui saute partout, est impulsif et avec qui il est impossible de converser.

J’ai notamment apprécié le choix de proposer un personnage féminin ayant un TDAH. Cela permet de sortir des carcans que beaucoup ont encore en tête lorsqu’elles pensent à ce trouble.


Au-delà des troubles neurodéveloppementaux, La Théorie des couleurs reste avant tout une petite romance sympathique et dynamique. On y retrouve une ambiance légère et des situations parfois improbables. Elle tourne également autour de la start-up de la sœur de Tilly, spécialisée dans le vernis à ongles. Nous suivons ainsi leur périple à travers l’Europe, alors qu’ils doivent prendre en photo les derniers produits. J’ai beaucoup aimé cet aspect artistique et créatif du roman. Je n’avais encore jamais lu d’histoire avec ce fil rouge et j’ai donc été assez surprise. Je me suis même prise de passion pour la découverte de ces métiers qui m’étaient totalement inconnus. (Oui, je vis dans une grotte.) Cet univers apporte quelque chose de différent et permet aussi de donner un véritable objectif à leur voyage.

Mon avis

Mon avis

J’ai apprécié le fait que l’autrice prenne le temps de nous montrer les hésitations et les difficultés des personnages à comprendre ce qu’ils ressentent.

Ce roman n’est peut-être pas celui qui va changer votre vie ou vous marquer pendant des années. Cependant, si vous cherchez une petite idylle atypique et dynamique, alors La Théorie des couleurs pourrait vous plaire.

Enfin, pour les gens qui cherchent des œuvres représentant des personnes neuroatypiques, ce livre pourra également vous ravir. Et pour celles et ceux qui ont un petit doute sur leur propre fonctionnement, je vous conseillerais aussi de tenter la lecture. Au mieux, vous vous surprendrez à penser : « Punaise ! Mais c’est moi ça, je fais ça tout le temps ! ». Au pire, vous aurez simplement passé un chouette moment aux côtés d’Oliver et Tilly.

Ce que je regrette peut-être le plus, c’est que le récit ne soit pas allé encore plus en profondeur sur quelques sujets. J’aurais aimé que certains aspects de Tilly et d'Oliver, ainsi que leurs troubles soient davantage développés. Mais en environ 400 pages, cet ouvrage fait déjà du très bon travail. La Théorie des couleurs est donc une romance super mignonne, colorée, atypique et qui se lit facilement.

Envie de découvrir plus d'œuvres atypiques ? Le vendeur du magasin de vélos ou Bocchi The Rock pourraient vous intéresser !

Vous avez aimé ?

À lire aussi