L’Ombre de la Sultane : trois vœux pour conquérir le monde

Bienvenue dans l'univers oriental de l'Ombre de la Sultane, dans lequel Djinns malicieux, goules et magies hors norme cohabitent !

Dans le royaume désertique de Sahar, Maliha rêve depuis plusieurs années de succéder à son père. Fille aînée du Sultan, elle est persuadée de posséder les qualités nécessaires pour gouverner et souhaite placer son frère Acheq, dont la santé fragile l’empêche de régner, à ses côtés en tant que grand vizir. Pourtant, une règle demeure infranchissable : aucune femme ne peut accéder au trône.

Découvrez comment Maliha compte changer son destin dans le roman de Djenny Bergiers : L’Ombre de la Sultane, publié aux éditions Scrineo.

MALIHA DEVIENDRA SULTANE, ELLE EN A FAIT LA PROMESSE.
UNE ROMANTASY ADDICTIVE DANS UN UNIVERS MAGIQUE OÙ SE MÊLENT AMOUR ET INTRIGUES POLITIQUES !

« Pour la rejoindre, il fallait traverser les déserts brûlants, affronter les nuits gelées, combattre ses peurs et embrasser sa destinée. C’était le prix à payer, rien de moins. Mais la récompense… quelle récompense !
Tant convoitée, mais si peu exploitée. La lampe.
La lampe et les vœux offerts. Trois précieux vœux.
Qui pourrait résister à pareille attraction ? Qui pourrait résister à telle tentation ?
»

Après des années de recherches, Maliha, princesse de Sahar, trouve enfin la lampe qui lui permettra de devenir Sultane à la place de son plus jeune frère, malgré les lois qui l’en empêchent. Déterminée à endosser son rôle d’héritière et épaulée par Cassian, un puissant maître d’armes au passé nébuleux, elle est bien décidée à prendre son destin en main. Mais en échange des trois vœux, elle doit lier sa vie à celle du Djinn. Et chaque vœu a des conséquences. Maliha est-elle prête à y faire face ?

Scrineo

Djenny Bergiers nous transporte dans un univers de fantasy orientale marqué par la chaleur du désert, les palais somptueux et, évidemment, les intrigues politiques. L’Ombre de la Sultane offre un décor dépaysant et terriblement immersif. L’intrigue reprend plusieurs éléments familiers des contes orientaux et notamment la lampe magique et les trois vœux. Pourtant, le Djinn rencontré par Maliha n’a rien du gentil génie bleu, ami d’Aladdin. Son nom, « Shaytan », annonce directement la couleur. Manipulateur et perfide, il exauce les souhaits de notre princesse en exploitant au maximum la formulation, et surtout, en dissimulant la contrepartie.

S’enchaînent alors les catastrophes. Des goules font leur apparition dans les cimetières et massacrent des innocents. De grands bouleversements politiques remettent en question l’équilibre du royaume. L’aventure se mêle alors aux luttes de pouvoir, puisque Maliha ne doit plus seulement convaincre qu’elle mérite de régner : elle doit également réparer les conséquences de ses propres décisions.

Quant au système de magie, il est à la fois riche et bien construit. Cassian, fidèle ami de notre princesse, peut contrôler les armes à distance, tandis que Maliha est accompagnée d’une ombre capable de se déplacer voire d’attaquer si elle le souhaite. Cette ombre complètement incontrôlable au début du roman se révèle n’être que le reflet des conflits intérieurs de notre héroïne. C’est à la fois une arme précieuse et une part d’elle-même qu’elle peine encore à accepter.

On pourrait néanmoins regretter le manque d’approfondissement du worldbuilding. Le roman nous présente différents pouvoirs et plusieurs royaumes, mais ne prend pas toujours le temps d’en expliquer le fonctionnement. D’où vient la magie ? Est-elle héréditaire ? Tous les habitants en possèdent-ils ? Ces questions restent parfois sans réponse, mais ce manque n’empêche pas de suivre l’histoire.

Maliha est une héroïne ambitieuse et, même si je n’ai pas retrouvé en elle ce qui fait une dirigeante, j’ai quand même apprécié suivre ses aventures. C’est avant tout une jeune femme qui ne cherche pas à obtenir le pouvoir par simple soif de reconnaissance. Elle souhaite diriger équitablement et protéger son peuple. Au fil du récit, Maliha apprend à ne plus considérer ses particularités (sa cicatrice au visage) comme des faiblesses, mais comme des éléments qui font d’elle qui elle est.

Son ambition la pousse néanmoins à agir trop rapidement. Convaincue que la lampe magique résoudra tous ses problèmes, elle sous-estime les conséquences de ses choix. Ses erreurs peuvent parfois être frustrantes, mais elles la rendent aussi plus humaine. À ses côtés, Cassian s’impose comme l’un des personnages les plus attachants du roman. Combattant redoutable au passé mystérieux, il se montre bourru avec les autres, mais particulièrement attentionné envers Maliha.

Leur relation est particulièrement adorable, bien que Maliha soit sacrément aveugle au début… Quant à Cassian, il est prêt à prendre tous les risques pour aider Maliha, quitte à se placer constamment en première ligne pour la protéger. La romance prend la forme d’un slow burn doux et chargé de tension. Elle accompagne l’intrigue sans prendre complètement le dessus sur la quête politique et fantastique, ce qui est plus qu’appréciable.

N’oublions pas les personnages secondaires comme Acheq, qui contribuent également à donner de la profondeur au récit. Notre jeune prince apporte une dimension familiale importante aux motivations de Maliha, tandis que Nour et Jafna permettent de montrer d’autres facettes de la vie au palais. Même s’ils auraient parfois mérité davantage de place, ils forment un entourage attachant autour des deux protagonistes.

J’avais très envie de découvrir un roman installé dans un univers de fantasy orientale, et L’Ombre de la Sultane m’a offert l’atmosphère que je recherchais : le désert, la chaleur, les palais, les prénoms chantants et les jeux de pouvoir.

Si j’ai longtemps eu du mal avec Maliha, j’ai en revanche tout de suite accroché à Cassian. Son naturel et son côté protecteur m’ont fait fondre. C’est un personnage que j’ai pris énormément de plaisir à suivre.

J’avoue avoir adoré les répliques cinglantes de Shaytan et sa capacité hors du commun à manipuler Maliha. En bref, c’est un roman agréable que j’ai lu assez facilement, mais qui aurait mérité, selon moi, certains approfondissements.

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Katsu
Katsu

Un dragon millénaire qui transmet la magie des livres de générations en générations.
Que vous soyez un otaku aguerri ou un novice curieux, vous trouverez ici de quoi nourrir votre passion pour les histoires captivantes et les personnages inoubliables.
Rejoignez-moi dans ce voyage à travers les mondes imaginaires et explorons ensemble les trésors cachés de la littérature !

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