Yakuza Zen : personne ne vous y cherchera mais à quel prix …

Yakuza Zen : personne ne vous y cherchera mais à quel prix …

Titre : Yakuza Zen

Type : Seinen

Genre : action, comédie, tranche de vie

Autrice : Momoji Gen

Éditeur : VEGA

Kazunobu Harumoto est un sous-fifre d’un gang de yakuzas. Un jour, leur bureau est attaqué et seuls lui et la jeune fille du chef de clan, Mutsumi, survivent. Après avoir été placés en garde à vue, la police les emmène se cacher au temple Zenjouji, un célèbre temple zen dont l’histoire remonte à plus de 700 ans. Commence alors pour eux une vie rythmée par la discipline de la voie du zen, faite d’entraînements surhumains. Le sort réservé par les yakuzas n’aurait-il pas été plus clément ?

Yakuza Zen – Tome 1 | VEGA

Les premières pages du tome posent correctement les bases de l’histoire : un gang qui se fait décimer par un mystérieux tueur à gage et un protagoniste qui s’en sort vivant.

Cependant, l’intrigue prend très vite une tournure originale avec l’arrivée fracassante de Kazunobu au temple bouddhiste du Mont Kakû.

Dès son accueil, notre jeune délinquant va se faire remarquer par son tempérament pour le moins déjanté et provocateur.

On pourrait croire que la vie de moine est faite de calme et de plénitude mais l’on découvre de manière très comique que la voix spirituelle s’avère périlleuse.

Restrictions alimentaires, longueur des prières, corvées, … Kazunobu, qui n’est pas habitué à la rigueur, nous fait rire par ses manières d’interagir, ses stratégies d’évitement et ses réactions exagérées.

Malgré une personnalité qui sort du cadre et un caractère bien trempé, c’est un protagoniste très attachant.

Au fil des pages, on découvre quelques bribes de son passé empli de solitude et d’abandon.

Il va naturellement attirer trois compères, Naryô, Hakurei, Rayan, grâce à ses valeurs et son bon fond.

Un des points forts de l’oeuvre est ce mélange entre des moments poignants et des passages à mourir de rire.

En parallèle, l’autrice s’appuie sur des pratiques et des termes existants. Tel un documentaire, il y a beaucoup d’explications pour nous aider à comprendre la formation des moines novices et la culture bouddhiste.

Enfin, les graphismes sont très travaillés, notamment les designs des personnages. Etant donné que tous les personnages ont le crane rasé, les traits des visages sont distinctifs et expressifs. Personnellement, je trouve que cela amplifie la transmission des émotions chez le lecteur.

Je vous conseille vivement d’aller jeter un coup d’oeil à la page instagram de l’autrice !

C’est un énorme coup de coeur. Franchement je n’avais encore jamais lu une histoire comme celle là. Nous avons un univers à la fois original, touchant et cocasse. J’ai beaucoup ri !

J’adore la simplicité et le franc-parler de Kazunobu. J’ai vraiment envie d’en découvrir davantage sur son passé.

En tout cas, l’histoire a du potentiel entre le mystère du tueur, les personnages à découvrir et la voix spirituelle à suivre.

« Contrairement à Kazunobu, pas besoin de vous planquer ! Notre collection de critiques de yakuzas ne vous fera aucun mal »

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