L’enfer de Zange : Quand le diable prend les transports en commun

L’enfer de Zange : Quand le diable prend les transports en commun

Zange est un seinen écrit par Santa Inoue. Ce dernier est principalement connu chez nous pour sa série Tokyo Tribe ou encore Rinjin 13-gō.

Ce premier tome est publié en janvier 2026 par les éditions Akata dans leur collection WTF ?. Cinq autres volumes sont prévus pour la suite, le prochain étant programmé pour mai 2026.

On est clairement sur une œuvre sanglante mélant thriller et horreur. Elle est donc destinée à un public averti, de par la violence des dessins et des thèmes abordés.

Un soir comme les autres… Dans un métro qui file vers la banlieue, ramenant chez eux une foule d’individus fatigués par leur longue journée, un homme au comportement douteux dérange les autres. Mais tandis que l’intégralité des voyageurs fait mine de l’ignorer, Kiyoshi Katô, salarié quinquagénaire et père de famille, décide d’intervenir. L’élément perturbateur s’approche de lui, un sourire malsain aux lèvres. C’est le début d’une nuit d’horreur qui défraiera la chronique…


Akata

Un cadre ordinaire

Un cadre ordinaire

Tout commence dans une banlieue paisible, avec une famille normale. Un couple et leur fille accro à la technologie, en pleine crise d’adolescence. Mais Kiyoshi Katô, sans le vouloir, a changé leur destin à jamais.

Un soir, alors qu’il rentre du travail dans un métro bondé, il est témoin de la démence d’un homme qui parle tout seul, hurle et danse en indisposant tous les autres passagers. Ceux-ci se contentent alors de baisser les yeux, de retourner à leurs écrans, voire même de filmer. Mais pas M. Katô. Il intervient, de manière courtoise, pour que l’homme cesse d’effrayer la foule.

Il n’aurait jamais dû.

Une atmosphère pesante

Une atmosphère pesante

Santa Inoue nous livre plusieurs messages dans cette œuvre. D’abord, tout au long de la fameuse scène, on ne peut que regretter l’impassibilité des passagers. Personne ne tente d’aider cet homme qui semble fou, ni même de le calmer. La foule est devenue indifférente à ce qui l’entoure, bien trop autocentrée.

On ressent que ce genre d’évènement n’émeut plus car c’est devenu ordinaire, ce qui renforce le côté horrible de ce qui suit : PERSONNE n’est à l’abri. Peu importe la banalité de l’existence qu’on mène, l’horreur peut se trouver n’importe où, prête à réduire notre vie en cendres.

Un coup de crayon oppressant

Un coup de crayon oppressant

Le génie de l’auteur réside dans la gestion des dialogues. À partir du moment où le cadre est posé et que l’on rentre dans le vif du sujet, il n’y a presque plus de paroles. Seuls les onomatopées, les cris et les bruitages persistent. Ainsi, l’horreur devient visuelle.

Cela donne d’autant plus de poids au dessin, particulièrement aux traits et aux expressions faciales des protagonistes.

En effet, le mangaka insiste énormément sur des gros plans, des traits déformés par la rage ou la douleur.

L’horreur de la scène est donc renforcée par le côté muet, perturbant, ainsi que par la violence qui transpire des dessins.

Une pépite à dévorer

Une pépite à dévorer

Moi qui avais tendance à penser que les dialogues étaient essentiels dans un manga, j’ai pu constater en définitive que leur absence pouvait être encore plus captivante.

J’ai dévoré ce premier tome en une quinzaine de minutes et je l’ai relu plusieurs fois pour pouvoir capter tout le malaise qui en ressort.

C’est littéralement le genre d’œuvre horrifique qui me perturbe autant qu’elle me fascine. Pourquoi ces actes ? Pourquoi cette inaction du public ? Si vous voulez en avoir enfin le cœur net, il faudra vous plonger dans l’univers de Zange !

Si vous voulez encore voir du sang, je vous conseille vivement Pumpkin Night !

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *