Les Contes de l’Aura Tome 2 : quand les âmes se confondent

Les Contes de l’Aura Tome 2 : quand les âmes se confondent

Après un premier tome particulièrement marquant, Les Contes de l’Aura revient avec un deuxième volume qui plonge Yuna et Aleksan dans les abîmes les plus noirs. La saga est toujours publiée chez Nessian dans une magnifique édition cette fois dans des tons bleutés qui rappellent aisément l’ambiance glaciale et sinistre de ce tome. On retrouve avec beaucoup de joie la plume percutante de Luna Arnold

Ce second tome finit de poser les bases d’un univers grandiose et d’une intrigue qui dépasse l’entendement !

L’Aura de l’Âme n’est pas fait pour aimer…

Libérés du sort cruel que leur réservait la cour des Éclaireurs, Yuna et Aleksan sont en fuite. Leur seul espoir : rejoindre la Vallée du Vent. Seulement, depuis que Diroth s’est emparé du trône de Morvar, les frontières de leur propre pays sont fermées.
Mais leur survie n’est pas uniquement menacée par les instabilités politiques ; chaque nuit, Yuna est hantée par des cauchemars où le passé et la douleur refusent de rester ensevelis. Son Aura grandit, insatiable, altérant ses émotions jusqu’à éclater hors de son contrôle.
Seul Aleksan parvient encore à donner un sens à ce quotidien devenu trop étroit. Liés malgré eux par la convergence d’âmes, cette force qui les dépasse, s’éloigner l’un de l’autre semble impossible. Car l’Aura, avide et trompeur, éraille peu à peu les frontières du réel.

Quand l’Histoire décide de se répéter… peut-on vraiment lui échapper ?

Nessian

Le gros point fort de ce deuxième tome est sans hésiter la relation entre Yuna et Aleksan. Après avoir passé trois mois ensemble, forcés de partager leurs pensées, leur intimité et leur espace, ils se retrouvent brutalement séparés à leur retour au bataillon de l’Été.

Mais cette expérience, et surtout la convergence d’âme, a laissé des traces. Aleksan semble de plus en plus fatigué. À l’inverse, Yuna déborde de pouvoir et devient incapable de maîtriser son Aura. 

Nos deux protagonistes sont liés par une force qui les dépasse. Mais où s’arrête l’influence de la convergence d’âme ? Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Cette question traverse le roman et torture autant les personnages que le lecteur. Impossible de savoir si leur attirance est réelle ou si elle est uniquement provoquée par ce phénomène. Cette incertitude nourrit une relation souvent conflictuelle, toujours profondément humaine. 

Cependant, au fil des pages, la convergence d’âme devient bien plus qu’un simple lien. Elle devient une menace, un danger qui risque bien de les détruire tous les deux…

Ce deuxième tome est aussi beaucoup plus introspectif que le précédent. On découvre plus en profondeur les blessures et le passé de chacun des personnages. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les derniers chapitres sur la jeunesse d’Aleksan dans son clan. Yuna est aussi intéressante à suivre. Elle n’est plus la jeune femme qui a dû mentir pendant un interrogatoire pour satisfaire Ritto. Son pouvoir a évolué, tout comme elle. Mais cette évolution a un prix…

Ses cauchemars, ses émotions, son Aura, tout déraille autour d’elle. Yuna a une évolution brouillonne, jamais facile, et c’est justement ce qui la rend crédible. Elle est toujours cette jeune recrue dotée d’une immense empathie. Même lorsque son propre monde s’effondre, elle reste tournée vers les autres, parfois au détriment de son bien-être…

Quant à Aleksan, il est davantage en retrait dans ce tome. Ses silences prennent pourtant une place immense. Son passé est dévoilé au fur et à mesure, ce qui permet de mieux comprendre son comportement et ses difficultés à s’ouvrir aux autres. Ces révélations changent l’image que l’on peut avoir d’Aleksan. Il n’est plus seulement le personnage froid et distant que l’on pouvait voir dans le premier tome. C’est un personnage complexe dont j’attends l’évolution avec impatience.

Illustration de @art.obsidienne

Bien malheureusement, Diroth n’a pas cessé de poursuivre son projet de ressusciter Melian et son héritier des deux sang, et compte bien se servir d’Aleksan pour atteindre son but. 

Dans ce tome, l’histoire s’enrichit et on en apprend plus sur l’origine des Auras. La rencontre entre Yuna et Alaric, une Okamie liée à Altair, l’ancêtre d’Aleksan, apporte une nouvelle dimension à l’univers. Quant au mariage entre Arxyn et Kirai, il offre une accalmie bien méritée face à la tempête qui se prépare. 

Au fil de la lecture, de nombreuses réponses aiguillent le lecteur, tandis que de nouvelles questions viennent le troubler en retour.

Illustration de @boomdafunk

J’ai adoré ce tome. J’avais déjà beaucoup aimé le premier volume, notamment par ses derniers chapitres qui m’ont directement donné envie d’acheter le second. La plume est toujours aussi magnifique. Quant aux personnages, ils n’ont cessé de me surprendre et de me toucher. La détresse d’Aleksan m’a, à de trop nombreuses reprises, brisé le cœur. Je n’avais qu’une envie, franchir la frontière de papier qui nous séparait pour lui offrir le câlin qu’il méritait. 

Malgré un rythme parfois un peu calme, c’est un vrai coup de cœur dont il me tarde de connaître la suite !

Envie de brûler d’impatience avec un slow burn entre une chasseuse de prime et le roi des pirates ? Bienvenue dans Le Monde et Plus Encore !

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