Neige de sang : entre vengeance et amour maudit

Neige de sang : entre vengeance et amour maudit

Neige de sang est une bande dessinée éditée chez Ankama BD et disponible depuis janvier 2026.

Rurik Sallé et Corbeyran signent le scénario, et Jef réalise le dessin.

Le récit a lieu en 1970 dans le petit village japonais de Shikomi, isolé sur une baie à flanc de montagne. Les habitants mènent une vie paisible rythmée par la pêche artisanale, jusqu’à un matin d’été où le froid et le vent frappent brusquement.

En à peine quelques jours, Shikomi se retrouve totalement isolé par la neige, et le soleil disparaît, laissant place à une éternelle et glaciale nuit d’hiver. Mais le pire est à venir car bientôt, un premier cadavre est retrouvé dans la neige…

Japon, été 1970.

Le réveil de Takashi, jeune pêcheur du port de Shikomi, sonne alors qu’il fait encore nuit… En tirant ses rideaux, il observe les villageois affolés : il est bien 9 h du matin… mais le jour ne s’est pas levé ! Pire encore, la température chute brutalement et la neige se met à tomber… La situation devient critique : si la route n’est plus praticable, Shikomi sera totalement isolé.

Alors que des villageois volontaires partent chercher des secours, les autres trouvent refuge dans le bar de Makiko, dont la bonne humeur réchauffe tous les cœurs. Cependant, l’arrivée de Kohei, l’ivrogne du village, va tout bouleverser… Ce dernier raconte avoir vu un cadavre bardé de coups de lame si profonds que la neige est recouverte de sang. Takashi décide d’aller voir par lui-même et constate qu’il dit la vérité… Que s’est-il passé ? Y a-t-il un assassin parmi eux ?

Ankama

Alors que les habitants de Shikomi se sont refugiés dans son auberge, la vieille Makiko tente de rassurer tout le monde. Deux villageois décident de prendre la route pour aller chercher du secours, avant que l’unique route soit rendue impraticable par la neige.

Au quatrième jour de la tempête, l’homme connu comme étant l’ivrogne du village fait irruption dans l’auberge. Visiblement choqué, il hurle « il est mort ! il est mort ! » devant l’assistance qui, le pensant ivre, ne lui accorde pas plus d’attention. Pour en avoir le coeur net, un petit groupe décide d’aller vérifier cette histoire. Ils découvrent en effet le corps lacéré d’un des villageois.

Cet évènement génère une tension palpable, et chacun y va de son hypothèse. Les premiers soupçons vont vers ceux qui auraient eu l’audace de sortir de l’auberge les jours précédents. Makiko tente, en vain, de faire entendre raison aux habitants. En effet, la peur et la paranoïa s’installent, et la découverte d’un deuxième corps ne fait qu’empirer la situation.

En examinant les blessures des cadavres, un lien est fait entre les meurtres et le doute n’est plus permis. Les deux hommes ont été tués à coups de katana, le sabre du samouraï.

Suite à la macabre découverte, les habitants de Shikomi décident d’organiser une ronde afin de surveiller les alentours. Au retour de la patrouille dans l’auberge, un homme apparaît à la porte du petit établissement. Vêtu d’une armure de samouraï venue d’un autre temps, le teint livide et le visage creux, il traverse la salle et s’installe à une table vide. Makiko, en bonne tenancière, lui apporte un verre et lui sert à boire. L’inconnu agrippe alors vivement la vieille femme par le bras, et entonne une étrange comptine, souvenir lointain d’une époque révolue.

L’étrange apparition repart aussi promptement qu’elle était venue. Makiko, encore saisie par l’effroi, a pourtant reconnu la chanson, tout comme quelques autres villageois. Cette berceuse a en effet un lien avec un évènement appartenant à un lointain passé, et qui impliquerait des samouraïs.

En menant l’enquête, Sayori et Takashi, un jeune couple habitant le village, retrouve les traces d’un jour funeste où 5 samouraïs auraient été assassinés puis brûlés ici même, à Shikomi. Suite à cette découverte, les deux jeunes gens identifient l’endroit où devraient se trouver leurs restes.

Sur place, ils font face à une scène épouvantable. En effet, quelque chose a été exhumé… ou est sorti de terre par ces propres moyens.

Le dessin et la colorimétrie de cet album m’ont séduite au premier regard. Il m’aura fallu cela pour apprécier davantage un scénario moins travaillé.

L’intrigue manque un peu de profondeur, et on arrive rapidement au dénouement de l’histoire.

Il n’en reste pas moins un très bel ouvrage qui se lit facilement, que je conseille aux amateurs de BD « one shot » à la recherche d’une œuvre originale.

Amateur de BD historique ? Je ne peux que vous recommander L’Ogre Acte 1, une somptueuse plongée dans la légende de Jeanne D’Arc !!!

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