Not Just a Pretty Face tome 5, c’est ce genre de lecture qui bouscule nos certitudes sur la romance moderne. Les éditions Akata nous livrent ici une suite qui, sous ses airs de comédie légère, vient démontrer que notre rapport à l’image et à la perfection est complètement idéalisé.
Sana, notre héroïne au grand cœur, doit désormais affronter une réalité qu’elle n’avait pas forcément anticipée. Laissons-nous porter par ce shojo qui casse les côtés superficiels.
Si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire, n’hésitez pas à (re)lire l’article sur les tomes 3 et 4.

Un pont avec « la levée des limites »
Un pont avec « la levée des limites »

Dans le tome précédent, Sana et Kanato brisaient enfin la barrière de l’image. Ils sont désormais officiellement ensemble. Mais leur relation n’en est qu’à son début avec toutes les complications que cela implique. Sortir avec son idole, c’est une chose, mais elle va devoir apprendre à connaître l’humain derrière le visage qu’elle prenait en photo, et s’habituer à accepter le statut de « petite amie ».

Nouveau tome, nouvelles émotions
Nouveau tome, nouvelles émotions

Ce nouveau tome s’ouvre juste après la confession de Kanato, et j’ai trouvé très mignonne la réaction de Sana. Elle tombe malade, terrassée par ce qu’elle appelle une « fièvre ugôesque ». C’est une façon très humaine de montrer que son corps n’a pas encore encaissé la réalité d’être en couple avec Kanato, lui qui n’était qu’un fantasme numérique.
Pendant leurs premières vacances d’été en tant que couple, le passage du festival est assez révélateur. Kanato y porte un masque. Au début, on se dit que c’est pour passer inaperçu, mais il y a autre chose : il veut que Sana le regarde, lui, ses gestes, ses attentions.
Kanato est très expressif. Il n’hésite pas à montrer l’importance qu’il porte à la jeune fille et on sent que pour lui, être « ordinaire » aux yeux de Sana est le plus beau des cadeaux.



Le défi des 200 000 followers et le poids du regard pro
Le défi des 200 000 followers et le poids du regard pro
La rentrée scolaire apporte une tension intéressante. Le compte du lycée explose les compteurs, mais Sana perd ses repères. Un photographe professionnel est engagé pour la brochure de l’école, et elle se retrouve simple spectatrice. En observant, elle ressent une pointe de jalousie : elle souhaite être la seule personne autorisée à prendre Kanato en photo.
Si Kanato accepte cette mise en avant professionnelle, c’est pour protéger Sana, afin qu’elle n’ait plus à porter seule la responsabilité de son image. C’est sa façon à lui de prendre soin d’elle, même si c’est fait maladroitement.
D’autres moments un peu intimistes viennent nous donner le sourire. On peut prendre conscience lors d’une session révision qu’ils ont à la bibliothèque, que leur sentiment sont sincère et que leur couple avance. C’est touchant, mais mature également.


Je ne suis pas un adepte des shojos, et pourtant…
Je ne suis pas un adepte des shojos, et pourtant…

Karin Anzai nous offre un volume de transition nécessaire et touchant. On n’est plus dans la course aux likes, on est dans la découverte de l’autre. Le concept du Pretty est ici totalement déconstruit pour nous rappeler que la beauté ne sert à rien si elle nous empêche d’être nous-mêmes.
On attend maintenant de voir comment ils vont gérer le festival culturel qui se profile, surtout avec Doigaki qui commence à s’agiter en coulisses. Mais pour l’instant, on savoure ce moment de calme avant la tempête.

On a d’autres articles qui proposent des sujets aussi légers et intéressant. Le tome 9 de « L’amour est dans le thé » est d’ailleurs disponible.
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Un jour, je serai le meilleur streamer, je me battrai sans répit… En attendant, je vous propose de partager mes passions pour le jeu vidéo et les mangas.
